La Sculpture ? J’ai tout compris…
Pour parler des œuvres d’art s’est construit un langage spécifique. D’abord pour désigner des domaines de pratiques différentes. Facile à nommer : peinture, sculpture, dessin, gravure. Puis à l’intérieur de chacune, les nuances. À partir de quoi se posent des problèmes de limites. Une statue peinte est-elle peinture ou sculpture ? Les deux pour la sculpture antique, nous en sommes certains depuis quelques décennies. Après, ça se complique.

Exposer, explorer et expliquer, c’est parler à la fois des techniques et de l’histoire. À mesure que l’on entre dans l’histoire de l’art le vocabulaire s’enrichit. La façon de voir, de ressentir, de comprendre, apporte des mots pour exprimer les différences des matières et des buts. Comme le musicien travaille avec des sons, la littérature avec les langues, celui qui travaille le visuel et utilise divers matériaux et différentes techniques pour former des idées, des émotions ou des visions avec des supports physiques est dit « plasticien ». Parce qu’au cours du vingtième siècle « artiste » désignait aussi bien qu’un peintre un musicien ou un chanteur s’est imposée la précision de « artiste plasticien ». Désignation que refusent parfois certains artistes attachés aux techniques, aux matériaux, aux lectures classiques. Ils se veulent strictement peintres, ou sculpteurs… Oubliant que c’est en changeant et donnant formes grâce aux plasticités des matières, papier, peinture, tissu ou pierre, qu’ils s’expriment.
En proposant cette exploration des nouveautés du vocabulaire de « La Sculpture » et plus généralement de l’art du vingtième et vingt-et-unième siècle, Coline Zellal, trace les grandes lignes de l’histoire de l’art, et surtout en posant les questions à l’art vivant, elle amorce une introduction au panorama des arts modernes et contemporains.
Il s’agit d’un bon outil propédeutique pour les débutants et peut-être aussi, pour les plus avancés, l’occasion en le parcourant de mettre de l’ordre dans leurs connaissances.
Par Marcel ALOCCO
La sculpture – J’ai tout compris
Par Coline Zellal. Illustrations Rémi Saillard
Privat jeunesse, Toulouse.
