ANTIPOLIS – THEATRE D’ANTIBES : ANTHEA

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Lundi, 22 Avril 2013 14:33

Anthéa est né ! Un nouveau théâtre à la somptueuse architecture moderne vient d’être inauguré à Antibes. Jean Léonetti, le député-maire de la ville, a fait le choix de la culture comme puissant antidote à la crise. Soulignant qu’Antibes possède un riche passé culturel avec son Musée Picasso et son Festival de Jazz de renommée internationale, il a donc pris la décision d’ajouter un grand théâtre, en association avec la Communauté d’Agglomération Sophia Antiposlis (la CASA).

 

 

Anthea

Située à proximité du centre d’Antibes, l’immense Anthéa constitue désormais un lieu majeur de la culture pour toute la région. Tout en évoquant le Fort Carré d’Antibes, l’imposante architecture contemporaine du bâtiment est dotée de courbes esthétiques de béton associé au verre et à l’acier. Cet énorme bijou de 9.663 m² contient une salle de 1.230 places et un auditorium de 250 places, auxquelles il faut ajouter surfaces d’exposition et restaurants, sans oublier sa montée en forme de vis inspirée du Musée Guggenheim de New York.

Avec l’objectif d’accueillir 40.000 spectateurs, la direction artistique d’Anthéa a été confiée à Daniel Benoin, fort de son expérience de directeur du Théâtre National de Nice. Il a déjà concocté pour les mois à venir, une programmation très diversifiée où toutes les formes de spectacles vivants seront représentées : opéra, théâtre, danse, humour, musique... Trente-sept soirées ont d’ores et déjà été programmées jusqu’à fin juin.

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Pour l’ouverture, à guichets fermés, le samedi 6 avril, La Traviata – bicentenaire de la naissance de Verdi oblige ! – a soulevé des applaudissements mérités. Cette production de l’Opéra de Monte-Carlo a enchanté le public avec de somptueux décors, une mise en scène exceptionnelle de Jean-Louis Grinda et la voix magnifique de la soprano bulgare Sonya Yoncheva qui, dans le rôle de Violetta, a ému profondément les spectateurs. L’orchestre Philharmonique de Nice et toute la distribution de grande qualité ont contribué à maintenir l’émotion qui gagne toujours face à cette traviata («la dévoyée» en français) qui inspira d’abord La Dame aux camélias à Alexandre Dumas avant le célèbre opéra. Aujourd’hui reconnu comme une œuvre majeure de l’art lyrique, il fut toutefois un four absolu lors de sa création en 1853 : la censure, officielle et morale, y étant pour beaucoup.

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Début juillet, pour clôturer la saison, d’autres célèbres opéras seront présentés par Eve Ruggieri : Don Giovanni de Mozart et une version réduite de Carmen de Bizet. Auparavant nous pourrons apprécier les talents de pensionnaires de la Comédie-Française dans Le Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux, celui de Line Renaud dans le célèbre Harold et Maud de Colin Higgins et le talent de Pierre Richard dans La maison d’os, la pièce la plus connue du toujours drôle Roland Dubillard. Un succès d’Avignon, des Contes chinois alliant théâtre et peinture. De la danse très classique avec le Ballet Nice Méditerranée sous la direction d’Eric Vu-An, ou très contemporaine avec Panorama de Philippe Decouflé, et encore une première création d’Anthéa, Phédre, la dernière danse, une chorégraphie d’Eugénie Andrin. Le public pourra rire avec les humoristes Max Boublil et François-Xavier Demaison, mais aussi apprécier la musique insolite de Pink Martini. De la musique encore, mais d’un tout autre registre, puisque Génération Virtuoses viendra s’installer dans ce lieu à l’acoustique exceptionnelle.

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C’est donc un large programme qui attend les impatients branchés culture que nous sommes !


Caroline Boudet-Lefort