Stefano Di Maulo « Fourmis 2070# »

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Lundi, 04 Octobre 2010 13:25

Stefano di Maulo

 

Si vous passez au 5 rue du Lycée à Nice, devant la galerie Monteoliveto et que les lumières ont l’air éteintes, ne vous laissez pas avoir par ce semblant d’obscurité : la galerie n’est pas fermée !

 

Suivez votre curiosité, poussez la porte et entrez, car c’est dans une salle volontairement obscurcie que vous pourrez découvrir l’installation de l’artiste Italien Stefano Di Maulo : Fourmis 2070#. D’acryliques sur toiles de diverses largeurs en acryliques sur toiles de plusieurs longueurs, une multitude de fourmis multicolores apparaissent par fluorescence sur les murs de la galerie. En terme de dénominateurs communs vous l’aurez compris, on peut parler de phosphorescence mais surtout de fourmis !

Si petits, tellement peu présents dans notre quotidien et pourtant tellement nombreux et organisés, les insectes sociaux interpellent scientifiques comme quidams, philosophes ou encore artistes.

Imaginez-vous les fourmis prenant le dessus sur l’homme et envahissant le monde ?

Plus que l’imaginer, Stefano Di Maulo y a bel et bien réfléchi.

En mettant en scène, au cœur même de ses créations, ces êtres vivants à la fois ridicules par leur taille et intrigants par leurs capacités organisationnelles, Stefano Di Maulo révèle des mondes cachés et expose sa théorie : pourvu de matière grise et de capacités réflexives l’humain tend bien trop souvent à la destruction. Les fourmis, dénuées d’intelligence à proprement parler, militent à bas bruit mais s’allient dans la construction permanente. Selon l'artiste, elles finiront, face aux faiblesses de l’homme, par diriger le monde en diffusant leur message de paix : le « formicanesimo ».

Une touche de science fiction, un soupçon de critique de l’humanité et un brin de lubie : on se sent paradoxalement tout petit face à ces nombreuses fourmis fluorescentes dépeintes sur les tableaux installés aux quatre coins de la galerie.

La célèbre palabre « Les petites bêtes ne mangent pas les grosses » reste à débattre.

Selon Stefano Di Maulo, l'année 2070 en répondra.

En attendant, un détour par la galerie Monteoliveto s’impose avant le 31 mars !

par Céline F.

Galerie Monteoliveto - Nice
Du 5 au 31 Mars 2009