Artistes

Jacques Lavigne

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Vendredi, 01 Octobre 2010 12:38

 

Ma peinture ? Sans passé et sans avenir… Sans profondeur et sans mystère… Sans ailleurs… Transparente… Comme un éblouissement”.


Jacques Lavigne

Jacques Lavigne est à la marge. Parce qu’on ne fait pas la différence entre une peinture académique et une peinture qui ne l’est pas, “et la mienne ne l’est pas”. Se situe-t-il à l’arrière-garde ? “Non”. Peut-être faut-il alors abandonner la garde et laisser à Jacques Lavigne la liberté d’être là où il est, ici, en cours, en révolution du temps. “L’occident est en risque de mort terrible. La psyché moderne doit aller à l’origine”. Jacques Lavigne n’est pas un nostalgique, il n’y a pas de passé dans sa peinture, ni d’enfer ni de paradis, seulement un temps espace que suggère le lieu sacré du rectangle. Car le peintre est passé par le cinéma dans les années 60/70. Alors, lui semblait-il, la lutte des classes était le moteur de l’histoire, or bien vite s’imposait à lui “qu’est-ce que la réalité ”, question ouverte qui n’interroge ni ne prétend de réponse, mais suggère le mouvement. “Je suis revenu à la peinture et à l’abstraction … parce que je me sens moins contraint”.

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Quand j’allais à l’Ecole…

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Vendredi, 01 Octobre 2010 12:31

Il n’est possible de comprendre le phénomène « École de Nice », dont on parle en bien ou en mal depuis un demi-siècle, qu’en le situant dans l’histoire des avant-gardes. Au début des années soixante, si une publication donnait une colonne pour le travail d’Arman ou d’Yves Klein, c’était entre trois pages concernant Bissière ou Mathieu et seulement dans les magazines spécialisés s’intéressant à l’art contemporain, dans lesquels quelques alors jeunes critiques (comme Pierre Restany, Jean-Jacques Lévêque ou Otto Hahn…) soutenaient les avant-gardes que négligeait la critique en place. Si la presse daigne chroniquer à propos des « anthropométries » de Klein, lorsque Ben intervient dans la rue, quand plus tard Serge III fait de l’auto-stop avec un piano, c’est « pour amuser le lecteur ». Pour l’information réelle, nous sommes au temps du bricolage, des revues polycopiées, ou diffusées de la main à la main. Dans un entretien, en 1978, Arman disait : « Ben a fait un travail d’information incroyable, grâce à son côté de documentaliste allemand. Il recevait toutes les revues, les photographies et nous les montrait. Il était très difficile d’être informé. Je me souviens, Martial Raysse et moi courrions chercher « Art d’aujourd’hui » et les revues américaines (…) Voir ce qui se faisait dans le monde était très important et je crois que Ben a fait ce travail. Dans le fond, si ce bureau d’information n’avait pas fonctionné, je me demande si une telle prolifération de jeunes artistes aurait pu exister. »

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Ben Vautier entre deux attitudes

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Vendredi, 01 Octobre 2010 12:25

En observant depuis plusieurs années l'artiste Ben Vautier dit Ben, je cherche à repérer et à séparer ses tendances napolitaines de ses attitudes françaises. Selon moi, la force d'impression culturelle et sociale d'un lieu modèle la personnalité d'un artiste en ce qu'il exprime sans doute, non seulement lui même, mais la synthèse d'une culture et d'un contexte

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I M A G O

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Vendredi, 01 Octobre 2010 12:21

Isabella Genovese Francesca Manetta Claudia Valla
Coccodrilli a Manovella

IMAGO

[…] Ces derniers naissent sous forme de larve ou de chenille, privés d'ailes et d'organes reproductifs, parfois privés de pattes et d'yeux. Après avoir subi un certain nombre de mues (c'est-à-dire après avoir renouvelé plus d'une fois son exosquelette) et avant de devenir adultes, ils passent par une étape intermédiaire (chrysalide) dans laquelle ils sont immobiles, ils ne se nourrissent pas et parfois ils sont enfermés dans un cocon. Pendant cette étape a lieu une complète réorganisation des organes intérieurs, à la fin de laquelle l'adulte ou "imago" (image en latin) sort de l'involucre qui renfermait la pupe et débute sa la vie d'adulte généralement prêt à la reproduction. (Dictionnaire)

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Georges Rousse ou le spectre de la réalité : une troisième dimension

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Vendredi, 01 Octobre 2010 12:12

Depuis sa création, la photographie est soumise au défi permanent de chocs, soit quant au sujet, soit quant à la technique, afin de produire l’impression de transgresser les normes de la vision ordinaire.

L’œuvre de Georges Rousse réalise un pas en avant en ce qu’elle déduit « une image qui renvoie à une conscience (1) ») en bouleversant les lois de la perception visuelle. Selon sa stratégie d’illusion caractéristique de ses propres codes, il s’approprie l’espace et « redimensionne » un monde imprévu. Derrière ce paravent, il impose notre réel par des vestiges mémoriels concrétisés par des lieux dénaturés, meurtris, désaffectés mais toujours chargés d’un poids historique, politique ou social. Il traduit l’impact du développement de l’art lié aux nouvelles technologies via internet, par la prise en compte d’un troisième élément ou dimension de la vision photographique qui s’ajoute aux deux premiers de la création, l’œil et l’appareil.

 

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