LES BALLETS TROCKADERO DE MONTE-CARLO AU GRAND THEATRE DE PROVENCE

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Le monde se divise peut être en deux parties : ceux qui sont et ceux qui ne sont pas sous le charme des Trocks. Les garçons ballerines parcourent le monde depuis 1974, date de la création de ce ballet atypique. La légende voudrait qu'ils brisent le cœur de leurs admirateurs chaque fois qu’ils quittent une ville étape.

 

Ballet

 

Des hommes sur pointe et dansant comme des ballerines ! C’est la folle idée en 1974 d’un groupe de passionnés de la danse désirant présenter une vue humoristique et ludique du ballet classique traditionnel sous forme de parodie et de travestissement. Apparus tout d’abord dans des spectacles de second ordre dans des lofts Off-Off de Broadway, les Trocks, comme on les a surnommés, ont rapidement défrayé la chronique : alliant une connaissance de la danse irréprochable à un humour irrésistible, ils démontraient que des hommes pouvaient réellement danser en pointe sans perdre l’équilibre. Les Trocks se faisaient rapidement ainsi remarquer au delà de la scène new-yorkaise, après des articles dans le New-York Times ou encore dans le London Daily Telegraph (notamment) mais également des photos des Richard Avedon parues dans Vogue.

 

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La troupe qui se produit depuis à travers le monde (Japon, Amérique du Sud, Afrique du Sud, Europe) ne manque pas à la série de représentations bi-annuelles au Joyce Theatre de New-York qui tient l’affiche pendant deux semaines et a, par ailleurs, intégré le circuit traditionnel des universités américaines, parallèlement à des spectacles de danse présentés régulièrement dans de nombreuses villes dans 49 états sur 50. Le passage de la troupe au Grand Théâtre de Provence le 20 mars dernier était donc très attendu !

Phénomène de danse majeur à travers le monde

De manière assez inévitable, c’est par le Lac des Cygne» que les Trocks ont ouvert leur passage aixois dans une synthèse qui ne manquait de sel et où, caviardée d’un humour où se mêle l’ingénuité clownesque et les expressifs silences mimesques, la très haute technique de ces danseurs classiques montés sur pointe ne cessait d’être époustouflante. Paul Ghiselin, vétéran de la compagnie et à présent son maître de ballet, cygne mourrant sous des projecteurs à sa recherche, se déplumant progressivement et agonisant dans des expressions appuyées nous donnait une performance digne de Pavlova qui, au-delà de l’humour, nous touchait d’émotion et de pathétique.

 

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Le Go for Barocco - chorégraphie de Peter ANASTOS sur une musique de JS BACH - nous livrait une approche néo-classique de l’art des Trocks tandis que Paquita - chorégraphiée d’après Marius PETIPA sur une musique de Ludwig Minkus - nous entraînait dans toute la fièvre et le brio de chacun des interprètes, les applaudissements et les bravos continuant à bruire alors que le rideau se fermait pour la xième fois. Bref, un triomphe pour ces danseurs hors-normes, pour notre plus grand plaisir.

Geneviève Chapdeville Philbert



BalletLes Ballets Trockadero de Monte-Carlo

Grand Théâtre de Provence - Aix-en-Provence 20 mars 2012

Les Ballets Trockadéro de Monte-Carlo se produisent également au profit d’organisations internationales contre le SIDA telles que la DRA (Dancers Responding to Aids) et Classical Action à New-York, le Life Ball à Vienne (Autriche), Dancers for Life à Toronto (Canada) et a donné ou participé à des représentations de bienfaisance pour le Rochester City Ballet et le Connecticut Ballet Theater ainsi que pour le Gay and Lesbian Community Center de New-York.