Déplacer, déplier, découvrir : La peinture en actes, 1960-1999

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Proposer une exposition Simon Hantaï, Martin Barré, Marc Devade, Jean Degottex, Michel Parmentier, c’est mettre l’accent sur un moment, surtout fin des années 50 aux années 70, où après d’autres avant-gardes, mais sur des enjeux différents, la peinture se remet encore en question, comme elle le fait constamment, mais plus fondamentalement depuis que la photo lui a ôté sa fonction de documentation et témoignage anecdotique.

Le rassemblement arbitraire paraît un peu disparate, bien que les pratiques fort inégales de ces artistes se soient croisées, que les aînés aient sans doute marqué le travail des plus jeunes, que ces derniers aient ensuite été, ou tenté d’être, plus radicaux. Il s’agit d’une visite fragmentaire, mais significative : Le titre Déplacer, déplier, découvrir donne des pistes, mais restreint peut-être le champ d’exploration de La peinture en actes. Le sous-titre, curieusement, sur le site du Musée devient Expérimentations françaises : Hélas, les œillères encore ? (à ce propos voir ci-dessous l’article Viallat-Saytour-Dezeuze). Les contraintes matérielles obligent sans doute à une méthode d’analyses fragmentaires.

 

Un geste-trace noir du pinceau sur toile métis de Jean Degottex (vers 1960) pose simplement, confronté aux plis de Simon Hantaï, le principal de la problématique de la peinture en question en cette période. « Tous abordent, quoique chacun à sa manière, le tableau comme un territoire d’aventures et d’expérimentations libre et ouvert, où les notions de limites et de support sont sans cesse réinterrogées au point que l’au-delà de la surface et du cadre y joue un rôle paradoxalement central et fondateur » écrit Marc Donnadieu, commissaire de l’exposition.


Marcel ALOCCO


Lille métropole, Musée d’art moderne et d’art contemporain et d’art brut

Du 3 mars au 27 mai 2012