LE CREPUSCULE DU CHE

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Olivier Sitruk, dans une saisissante ressemblance physique, interprète avec une magistrale sensibilité Che Guevara dans la pièce mise en scène par Gérard Gelas, adaptée de l’œuvre de José Pablo Feinmann.

 

CHE


Etrange rencontre

8 octobre 1967. La petite école du village La Higuera en Bolivie…

Le Che, prisonnier, s’apprête à y vivre sa dernière nuit.

Quelques heures avant son exécution, El Commandante va faire une étrange rencontre : un journaliste d’aujourd’hui venu interroger cette personnalité hors normes. Au fur et à mesure de leur brûlant entretien se dessine une image du Che loin de celle véhiculée par les produits dérivés à son effigie : un homme complexe, ni monstre sanguinaire ni surhomme romantique. « Interpréter Che Guevara, ça m’a fait peur, mais très peu de temps » explique le comédien. « Dix, vingt secondes. Puis, je me suis dit très vite : bon, en moi, où est mon Guevara ? J’ai travaillé ce rôle en cherchant en moi ce que j’avais de révolutionnaire, d’engagé. C’était heureusement pas trop compliqué à trouver... ».

 

 

CHE

 

« Ce qui m’a intéressé dans ce rôle, c’est la dialectique, les idées et l’engagement que cela demandait » poursuit l’acteur. « Pour l’interpréter, j’ai lu presque tout ce que Guevara a écrit, quelque fois en diagonale, mais presque tout. La pièce est un dialogue de deux personnes qui défendent leurs idées. Il y avait donc intérêt à connaître les idées profondément, sinon je partais dans le vide et disais juste un texte sans savoir sa signification ».

Le spectacle éclaire d’un autre jour une personnalité qui, qu’on le veuille ou non, fait partie de notre histoire. « L’acteur, le comédien fait partie de la cité, est porteur d’histoire, de philosophie » glisse encore Olivier Sitruk. « Impossible de faire abstraction de cela : vous ne pouvez pas ne pas avoir de positionnement et être acteur sans être citoyen et engagé. C’est la première chose que nous a dit Catherine Hiegel quand je suis rentré au Conservatoire d’Art Dramatique. J’ai toujours gardé en moi cette chose là, dont j’ai pensé quand elle l’a dite : « oui, c’est vrai ». C’est la raison pour laquelle je suis devenu acteur : je voulais raconter des histoires. Alors, peut être que si je n’avais pas été acteur j’aurais été homme politique... ».

C’est à sortie de scène lors du passage de la pièce à Marseille que nous avons rencontré Olivier Sitruk. Interview à retrouver dans son intégralité dans notre vidéo.


Geneviève Chapdeville Philbert

 


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Le crépuscule du Che

D’après « Ernesto Che Guevara, la dernière nuit «  de José Pablo FEINMANNTraduction et Adaptation :  Marion LORAN
Mise en scène, scénographie, lumières : Gérard GELAS - Création Théâtre du Chêne Noir - Avignon

Théâtre Toursky Marseille - Mardi 24 janvier 2012

Olivier SITRUK : Ernesto Che Guevara - Jacques FRANTZ : Andrès Cabreira;Fidel Castro; Matthews
Laure VALLÈS : La paysanne; la mère de Paredes; Aleida
Guillaume LANSON : Gary Prado; Antonio; Arriola
François SANTUCCI : Eduardo Huerta et Chico
Avec les voix de Che Guevara et Fidel Castro

Collaboration artistique : Lys Aimée CABAGNI
Peinture : Anne GOYER
Assistanat et construction décor, atelier Chêne Noir :
Jean-Louis CANNAUD
Costumes : Christine GRAS
Création son et régie : Jean-Pierre CHALON
Régie lumière : Richard ROZENBAUM
Photos : Manuel PASCUAL
Production Théâtre du Chêne Noir – Avignon

www.chenenoir.fr www.toursky.fr