Festival de Marseille 2011 par Geneviève Chapdeville Philbert

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ALVIN ALEY II A MARSEILLE POUR UN FESTIVAL BLACK IS BLACK

C’est une compagnie mythique, figure de proue de la danse noire américaine qui ouvre ce 16 juin l’édition 2011 du Festival de Marseille.

 

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Alvin Ailey, immense figure de la danse afro-américaine disparait en 1989, laissant des ballets cultes, populaires dans leur essence, riches d’une danse éminemment physique et sensuelle, construite avec un rare sens théâtral. Alvin Ailey II est composée de jeunes danseurs professionnels qui perpétuent le style et le répertoire d’Alvin Ailey, tout en abordant également des chorégraphes contemporains.

Dix-sept propositions artistiques : la seizième édition du Festival de Marseille place l’Afrique et l’histoire afro-américaine au centre de sa programmation. « à l'écoute du monde et de ses imaginaires pluriels ». Fidèle à sa tradition, les questions liées aux identités multiples constituent le fil rouge de 2011. Alvin Ailey II, Akram Khan Company, Gregory Maqoma ou encore Sidi Larbi Cherkaoui mais également la venue de la compagnie Merce Cunningham, que l'on n'avait pas accueillie à Marseille depuis plus de vingt ans constituent la trame de cette édition « black is beautiful ».

 

ALVIN ALEY Cie les 16, 17 et 18 juin, salle Vallier Marseille

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TRICK BABY « On est tous métis »

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Mais d’ores et déjà, c’est Marie Vanaret et Aurélien Desclozeaux, en carte blanche avec Marseille Objectif Danse aux côtés des onze breakers maîtres de l’art du battle de La Smala, qui ont ouvert le ring ce 11 juin par une pré-ouverture époustouflante de cette édition 2011 avec Trick Baby, d’après la nouvelle éponyme de Iceberg Slim ; un ballet « cinématographique » ambiance soul and jazz (notre interview vidéo) qui réunit cinq danseurs explosifs de France, du Japon et d’Afrique du Sud autour de l’histoire de ce métis « blanc, mais noir à l’intérieur », et qui va se réconcilier à travers une femme avec la couleur, jusqu’à accepter le noir.


Geneviève Chapdeville Philbert

 

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Festival de Marseille 16 juin - 9 juillet 2011

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19 juin 2011

THEATRE DU CENTAURE

L’hybridation est au cœur de Flux, un projet initié par Camille et Manolo, fondateurs du Théâtre du Centaure. De Rotterdam à Istanbul en passant par Berlin, Sagunto (en Espagne) mais aussi Marseille, l’équipe de Flux – auteurs, musiciens, graphistes, sociologue – sillonne l’Europe et glane des sons, des images, capte des impressions, du mouvement…

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« Ici, il n’y a pas de chevaux, il n’y a que des centaures. Une quête très érotique, mais aussi très universelle. Nous sommes peut-être les seuls à rêver de cet être double moitié-humain, moitié-animal et à se dire que l’on existe que dans cette relation, mais finalement c’est une question universelle même si le centaure n’existe pas et demeure une utopie nécessairement impossible. Mais, c’est ça qui nous plait beaucoup finalement. Se réinventer quelque chose d’impossible et d’y croire ».

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Camille et Manolo ont fondé leur compagnie il y a plus de vingt ans aujourd’hui. « On ne sait jamais d’où viennent les choses. Je crois qu’on les porte en nous depuis tout petit et puis elles se réalisent comme ça. C’est un processus qui nous échappe totalement, parce que tout seul on existe pas ».Une utopie qui a conduit notamment le couple centaure à créer des formes théâtrales inattendues au cœur de cette fusion animale comme les Bonnes de Jean Genêt ou un Hamlet dans le In d’Avignon ou encore Flux 43°/05° présenté dernièrement dans le Festival de Marseille. C’est l’objet de notre interview vidéo.

 

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21 juin 2011

MERCE CUNNINHGAM COMPANY NEARLY TO THE END

La Merce Cunningham Company effectue sa dernière tournée avant la dissolution de la compagnie fin 2011. Nearly Ninety, œuvre ultime du célèbre chorégraphe, décédé en 2009, y fait figure testamentaire.

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Soirée émouvante que celle-là où treize anciens danseurs de Merce Cunningham sont venus interpréter, en cette dernière tournée, « Nearly Ninety », la pièce ultime de Merce Cunningham. Succession fluide de mouvements purs, solos, duos et trios interprétés sur les musiques de son complice Tekehisa Kosugi (jouées en direct) et John Paul Jones, multi-instrumentiste de Led Zeppelin dans les années 60.

Près de deux heures de danse. Tout Cunningham est là. Dissociation danse / musique, écriture aléatoire, découpage de l’espace, occupation de l’espace et du vide. Une danse parfaitement incarnée par des danseurs en académiques qui se succèdent sur scène en faisant abstraction de la musique. Contraction, arche, attitude, triplettes. Dans les duos les corps s’attirent et s’accordent au fur et à mesure. Dans les trios, les corps multiplient les formes et les structures. On croit voir des cordes qui se tendent et se détendent. Tout le vocabulaire de Cunningham se déploie sous tous les angles, dans tous les sens.

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Extrême

Attachement inconditionnel au mouvement pur, abstrait, lignes claires de trajectoires géométriques, centre de gravité de compositions tracées au compas. « Merce Cunningham ne nous a jamais donné de signification » explique Mélissa Toogood, danseuse « Il ne nous a donné que des indications sur le mouvement. Merce est en moi ». Jusque dans sa dernière création Merce Cunningham aura exploré le mouvement et créé des figures inconnues invitant ses danseurs sans cesse à se dépasser. Souvent ses phrases commençaient par « Je ne crois pas que ce soit possible, mais on va essayer » explique Dylan Crossman, danseur « Il disait alors « mets ta jambe sur le côté aussi haut que tu peux. Attrape la main de la fille, maintenant toi va sur la pointe des pieds, tourne ta tête au plus que tu peux ». Il n’avait aucune idée du résultat Mais en voyant ce que nous faisions, le corps du danseur qui faisait quelque chose d’extrême, il disait « oui, ça ».

Pas d’histoire à raconter, une musique souvent improvisée le soir même. Les chorégraphies de Merce Cunningham ont, dès les années 50, révolutionné les codes de la danse. Loin de l'académisme des corps de ballet classiques, le chorégraphe américain n'a eu de cesse, sa vie durant, de construire des ponts extrêmement fructueux avec des artistes venus d'autres disciplines, jusqu'alors souvent très éloignées de la danse. Évidemment avec des musiciens. Mais les musiciens en question, qu'ils se soient appelés Morton Feldman ou surtout John Cage, dont le rôle dans la carrière de Cunningham fut prépondérant, n'étaient pas de ceux dont les œuvres étaient alors jouées dans les opéras. Il était également très proche de certains plasticiens comme Jasper Johns ou Robert Rauschenberg et, d'une façon générale, à l'écoute des artistes les plus novateurs, comme lui-même le fut dans son art.

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Cunningham fut, à ses débuts, l'élève et le danseur de la grande Martha Graham, déjà une pionnière. Mais, dès ses premières pièces, peu après la fin de la Seconde Guerre mondiale, il emmena probablement la danse là où elle n'avait jamais osé complètement s'aventurer, même avec Graham : vers l'abstraction, l'aléatoire et l'objectif. Objectif au sens où, par exemple, il laissera au hasard et au livre chinois du Yi King le soin d'édifier sa chorégraphie de 1951, Music for Changes. Beaucoup plus tard, dans les années 2000, il fera appel à l'informatique et à des logiciels ad hoc pour écrire de nouvelles pièces.

Derniers soupirs chorégraphiques ?

L’exceptionnelle longévité de Merce Cunningham tient peut-être à son enjouement face au champ neuronal de la danse, dans le prisme d’une incessante combinatoire. Le chorégraphe disait de la danse qu’elle est « une explosion de mouvements qui suscitent quelque chose de très organique, ressemblant au fourmillement intense de particules observées au microscope ou au parcours muet des constellations ». On peut voir, peut être, dans la version présentée, Nearly 902, les derniers instants de lucidité d’un homme, les dernières manifestations cérébrales, les flashes de mémoire qui se succèdent, et cette lumière blanche qui apparait à l’orée du grand passage. Lente fin d’une vie animée de soubresauts, puis à l’issue discrète et sereine alors que Merce Cunningham avait à l’origine fait réaliser pour cette pièce, par l’architecte italienne Benedetta Tagliabue, un étrange satellite de métal installé en surplomb de la scène, où les danseurs étaient les forgerons d’un chaos avec lequel le chorégraphe aimait jouer, dans un équilibre toujours précaire entre rigueur mathématique et impulsions du mouvement.

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Nearly 902, version de la tournée mondiale qui suit la disparition de Merce Cunningham en 2009 se fait sans la sculpture de Benedetta Tagliabue, gigantesque tour métallique de 8 tonnes ni les projections vidéos qu’elle supportait dans sa charpente. Les deux musiciens, Takehisa Kosugi et John Paul Jones, composent en live non plus sur scène mais à coté. La chorégraphie, elle, est identique à la version new yorkaise d’origine et reste le terrain fertile d’une danse qui offre un formidable support à l’imaginaire. « Il y a quelque chose de physique qui interpelle dans la danse de Cunningham » poursuit Dylan Crossman « Beaucoup sont déroutés par le fait qu’il n’y a pas d’explication, que c’est juste très extrême, très intense. Alors, on leur dit : laissez la danse vous transporter et décidez ensuite de ce que cela veut dire pour vous ».

« Pour moi, Cunningham reste une référence privilégiée, une somme d’informations esthétiques et kinesthésiques de premier ordre » précise Foofwa d’Immobilité, ancien danseur de la Cie. « On peut, à posteriori, considérer « Nearly 902 » (Presque Quatre Vingt Dix) comme une sorte de testament. Il est clair qu’à son âge et dans son état, Merce savait que chaque jour pouvait être son dernier. Il existe sans doute dans cette pièce de près de quatre-vingt-dix minutes, créée pour son anniversaire, un désir de faire le point, peut-être de revisiter certains mouvements de son répertoire, en faisant des variations. Mais, s’il était mort après Enter ou Ocean, ou Biped, pour citer d’autres pièces maîtresses de la fin de sa vie aux durées épiques, on aurait également dit qu’elles étaient des testaments, des derniers soupirs chorégraphiques. On doit relativiser ce rapport au temps. C’est simplement un hasard, si j’ose dire, que Merce soit mort juste après Nearly Ninety et il ne reste que nous, à postériori, pour la voir comme un adieu ».

Sentiment d’être vivant

L’adieu qui demeure certain, toutefois, est celui des danseurs de la Cie puisque ce Legacy Tour est le dernier la compagnie, qui a encore quelque mois pour faire découvrir au public les partitions complexes du chorégraphe américain avant de cesser son activité fin 2011. La Merce Cunningham Company va se dissoudre suivant les vœux même de son créateur, laissant des danseurs qui auront inévitablement charge de transmission d’un héritage et sa transformation. « La danse ne laisse rien d’autre que le sentiment d’être vivant et ne vous donne rien en retour. Pas de manuscrit à conserver, pas de peinture à exposer sur des murs et peut être à accrocher dans des musées, pas de poèmes à éditer à à vendre. Rien de plus que l’éphémère moment où l’on se sent vivant. Il faut aimer danser. » aimait à dire le maître.


GCP


Merce Cunningham at 90

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Nearly 902

Chorégraphie, Merce Cunningham
Musique composée par John Paul Jones, Takehisa Kosugi
Musiciens David Berhman, Takehisa Kosugi
Costumes, Anna Finke
Lumière, Christine Shallenberg

Danseurs, Brandon Collwes, Dylan Crossman, Julie Cunningham, Emma Desjardins, Jennifer Goggans, Daniel Madoff, Rashaun Mitchell, Marcie Munnerlyn, Silas Riener, Jamie Scott, Melissa Toogood, Andrea Weber


24 juin 2011

VERTICAL ROAD - AKRAM KHAN

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Sorte de tourbillon chorégraphique, Vertical Road n'a rien d'une ligne droite mais tout de circulaire. Ce qui n'a rien d'étonnant quand on sait qu'Akram Khan se réfère dans cette pièce au poète et philosophe persan Roumi, instigateur du soufisme. Vertical Road veut exprimer le chemin spirituel face à l'horizontalité de la vie profane.

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Salah El Brogy est projeté sur la pellicule diaphane de fond de scène. L’espace sonore bruisse d’ondes aquatiques. La membrane, peut être matrice, disparait dans les airs et les sept danseurs, accompagnés par le premier, enchaînent sinuosités, renversements spiralés, mouvements circulaires semblant, tel un château de carte, s’impliquer les uns aux autres à partir de cette première vibration agitant le plateau par ondes successives. Chacune de nos actions aurait-elle une implication sur l’ensemble du monde ?

May B vertical ?

Du parcours d’Akram Khan marqué par le rôle d’Ekalavya dans le mémorable Mahâbhârata de Peter Brook, un solo fondateur, Loose in flight en 1995 et sa participation au X-Group, laboratoire chorégraphique de l’école P.a.r.t.s. dirigée par Anne Teresa de Keersmaeker, se détache le plus généralement le duo In-I imaginé avec Juliette Binoche, ses collaborations avec des artistes aussi différents que Sidi Larbi Cherkaoui, Sylvie Guillem et même Kylie Minogue.. Mais, connu pour avoir développé une gestuelle vertigineuse à partir de figures du kathak, le chorégraphe, prodige de la danse contemporaine développe une danse abstraite tout autant que terriblement incarnée. « J’ai toujours raconté des histoires à travers le mouvement. J’ai réalisé que la danse et le théâtre ont toujours fait un, à tout le moins dans la perception indienne de l’art. L’horizontale suit les trajectoires humaines, la verticale, les spirituelles. La spirale est la combinaison des deux »

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La scénographie, d’une beauté imposante aux lumières élaborées, ses costumes de simple toile plissés dont les mouvements paraissent distiller de la poussière d'os , n’est pas sans rappeler un butô raffiné alors que la gestuelle ramène à certaines chorégraphies des années 80 (May b de Maguy Marin par exemple dans la recherche hagarde de la monade, ses mouvements circulaires, ses respirations et onomatopées) mêlé au kathak, caractérisé par des mouvements de pirouettes et différentes postures dites "statuesques" s'appuyant tout autant sur les mouvements des pieds que ceux des mains où le danseur doit posséder de grandes qualités physiques tout en gardant une certaine grâce malgré la vitesse d'exécution de sa danse qui n’est pas sans rappeler le flamenco.

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Cette nouvelle manière du chorégraphe, jusque-là plutôt connu pour ses fables narratives, va-t-elle vers une autre perspective de “ballet contemporain” ? « Je ne possède pas un don naturel pour la danse. Mais mon véritable talent, c’est d’être très discipliné et de ne jamais renoncer. Je n’aime pas que l’on me dise que je n’y arriverai pas. Cela m’incite à prouver le contraire. »

Chef de file de la danse contemporaine britannique, Akram Khan développe un style énergique et spectaculaire, fusionnant la tradition indienne et les techniques contemporaines, troupes « sans star », comme c’est le cas avec Vertical Road où il réunit des du fascinant Salah El Brogy, 7 danseurs exceptionnels venus de continents et de disciplines différents et « tous choisis pour leur capacité à incarner plusieurs visions cosmogoniques », sur une magnifique musique de Nitin Sawhney. Le dernier humain-danseur présent sur scène faisant lui aussi, comme dans la célèbre pièce de Maguy Marin, l’expérience de la solitude, mais sans valise.

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«Dans mes pièces, il y a conflit entre deux notions du temps : celui de l’horloge occidentale, du “time is money”, et celui plus oriental, cyclique, presque philosophique », confie le chorégraphe. Le chorégraphe voudrait-il rappeler à chacun d’entre nous que la connaissance du monde passe aussi par la conscience de ses dimensions sacrées ?

« Vertical Road », chorég. Akram Khan, Festival de Marseille 24 et 25 juin 2011

avec Eulalia Ayguade Farro, Konstandina Efthymiadou, Salah El Brogy, Ahmed Khemis, Young Jin Kim, Yen-Ching Lin, Andrej Petrovic et Elias Lazaridis.


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Ce spectacle est soutenu par Colas en scène. Colas, filiale du Groupe Bouygues, est le leader mondial de la route (70 000 collaborateurs dans le monde). Axé principalement jusque-là sur la peinture au travers de sa fondation, Colas se tourne maintenant vers la musique et la danse. Entre 2010 et 2012, Colas en Scène aide la création de Vertical Road.

« Vertical Road », chorég. Akram Khan, avec Eulalia Ayguade Farro, Konstandina Efthymiadou, Salah El Brogy, Ahmed Khemis, Young Jin Kim, Yen-Ching Lin, Andrej Petrovic et Elias Lazaridis.

 


27 / 28 juin

MISSION – RAVEN RUELL

Portrait d’un prêtre belge en mission au Congo, récit qui tresse plusieurs histoires de vie, ce spectacle infiniment tendre et politique aborde le rapport entre mission et mystique, s’engager ou contempler. Une pièce qui libère la parole d’intelligence de ceux qui font le lien entre les hommes et les dieux.

 

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29 juin

DOLORES Mimulus

De la samba au forró en passant par le mambo, le merengue, le rock et le tango, les danses latines dites «de salon» n'ont aucun secret pour Jomar Mesquita et sa compagnie Mimulus. Après un spectacle totalement dédié au tango en 2006, la compagnie revient avec Dolores, inspiré des films du réalisateur espagnol Pedro Almodovar, des thèmes et des musiques qui lui sont chers. La confirmation du formidable talent et d'une constante évolution.


30 juin

ORO VIEJO Rocio Molina

Jeune artiste de 23 ans, Rocio Molina a su s'entourer des meilleurs danseurs du moment pour ce spectacle autobiographique qu'elle a chorégraphié et où elle impose une présence scénique marquante


1er juillet

ON T APPELLE VENUS Compagnie Difé Kako

Au cours de ce solo franc et voluptueux, Chantal Loïal, chorégraphe guadeloupéenne, s’inspire de l’histoire de la Vénus hottentote pour interroger le regard de l’Occident sur le différent.


2 et 3 juillet

SOUTHERN BOUND COMFORT

Gregory Maqoma, Shanell Winlock, Sidi Larbi Cherkaoui

Cette pièce, composée de deux duos, résulte de la rencontre du Sud-Africain Gregory Maqoma et du Belge Sidi Larbi Cherkaoui. Ces deux chorégraphes partagent un goût prononcé pour la danse populaire (le disco, le « moonwalk » de Michael Jackson...) et pour l’interrogation des relations humaines. Le premier duo, Southern Comfort, est la reprise d’une pièce chorégraphiée par Gregory Maqoma en 2001. Bound, chorégraphié par Sidi Larbi Cherkaoui, vient développer les thèmes inscrits dans Southern Comfort : entourés de cordes, les deux interprètes – Gregory Maqoma et Shannel Winlock – nous invitent à une fascinante plongée dans un monde de liens, d’attachements, de nœuds et de dénouements.


6 juillet

REVOLUTION

Olivier Dubois

8 et 9 juillet

14 interprètes prisonnières d'une rotation incessante, 15 femmes qui dansent jusqu'à l'épuisement… La Révolution d'Olivier Dubois, pièce inaugurale du festival Les Inaccoutumés, est à l'image de son créateur : audacieuse, opiniâtre et humaniste. Ou la danse comme acte de résistance…


AMOUR, ACIDE ET NOIX

Daniel Léveillé

Le corps nu est devenu le sujet central de l’œuvre de Daniel Léveillé, connu pour sa capacité à défier les extrêmes. Dans ce quatuor, présenté pour la première fois à Marseille, il demande à ses interprètes de prendre la mesure les uns des autres dans une succession de thèmes et variations où le rock s’entrechoque au baroque de Vivaldi.

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www.festivaldemarseille.com