Catherine Ferrari

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« Boulimique de culture », comme elle se définit elle-même, Catherine Ferrari est un concentré d’énergie qui ne craint pas de s’attaquer à toutes les disciplines : peinture, graphisme, sculpture, installations, vidéos, céramique, bijoux, etc. Une hyperactivité qui se retrouve aussi à l’intérieur de ses représentations très colorées, baroques, aux figures décalées, comiques, parfois clownesques.

 

L’univers du cirque n’est pas loin, ni celui de la BD. Ses toiles sont des rébus où chaque chose a du sens mais dont l’ensemble est rendu volontairement embrouillé par la richesse à l’excès de ses expressions. Elle ne craint pas l’ambiguïté, joue aussi volontiers avec les anachronismes, ne redoutant pas de provoquer des chocs d’objets ou de symboles, s’amusant des contrastes que seulement l’art rend possible.

 

Ferrrai

En référence à la publicité qui crée les icônes du jour, elle travaille sur l’image avec d’autres images, intégrant aussi des lettres, des mots, des formes, voire des objets.

Ferrai

Sa période : du Moyen Áge à Picasso, mais surtout des figures médiévales. Des icônes de femmes (probablement pour les peintres, les top-models de l’époque) mais détournées de leur religiosité, réinvesties en gothique, comme dans l’imaginaire de la musique hard rock.

Elle peint sur de grands supports déjà très riches, colorés – les tapis – où la peinture doit pénétrer la trame et l’imprégner suffisamment pour pouvoir s’imposer. Grâce à cette nouvelle matière hybride, de grands personnages, des symboles, des lettres se détachent sur le dessin du tapis.

Ferrari

L’artiste a un grand besoin d’espace. Elle préfère s’adapter à un lieu, choisissant les installations plutôt que les expositions. Comme dans celle de l’UMAM (qui lui a valu un prix en 2000), où elle a recouvert tout l’espace. L’artiste choisit toujours le plein, la densité de l’expression.

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Capable de changer d’échelle, elle peut aussi bien raconter avec des objets et crée de petits tableaux incrustés de céramique, de mouches, de têtes de mort minuscules en or.

Créatrice de bijoux, elle a aussi inventé des tableaux à porter, des « tableaux de cou ».

Ferrari

Après avoir exposé à la Galerie Cayout, à Toulouse et à la Galerie Menu 12 à Munich, Catherine Ferrari est à la galerie Égée à Vallauris.


Alain Amiel