La leçon de vie de Gérard Darmon

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« Un homme qui dit : je n’ai pas eu le courage ! Une pièce qui sert la lâcheté de certains mecs, probablement des femmes aussi, qui plutôt que de sacrifier leur petit confort familial, comme il le dit, ne vont pas jusqu’au bout, ne vivent pas leur histoire d’amour comme ils devraient le faire ».

Gérard Darmon est le séduisant beau-père du "Je l’aimais" d’Anna Gavalda théâtralisé par Patrice Leconte.

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« Le plus beau vêtement qu’une femme puisse porter, c’est le bras de l’homme qu’elle aime. Pour les autres, je suis là » aimait parait il à dire Yves Saint Laurent. Chloé a vu rapidement son mari il y a quelques jours s’engouffrer dans l’ascenseur, valises à la main. Tellement rapidement, qu’elle n’a même pas eu le temps de lui faire une scène de ménage. Trop vulgaire ! Sur le palier, les voisins auraient pu entendre. Elle s’est « laissée glisser sur le sol en attendant l’heure d’aller récupérer les enfants à l’école » et en se demandant ce qu’elle allait bien pouvoir leur dire pour justifier l’absence de leur père. Chloé, « mère de famille tout confort » vient de se faire larguer par son mari et de devenir une « femme d’occasion, une deuxième main toute cabossée ». Il y a quelques jours encore, elle se limait les ongles en faisant des projets de vacances. Le soir, quand son mari rentrait tard, elle l’attendait et, quand il arrivait, faisait « réchauffer ce qu’elle avait préparé ». « Que ressentait-il alors qu’il était encore tout imprégné de l’odeur d’une autre »? Chloé, la fraîche quarantaine, n’a rien vu venir, rien compris. Elle est encore knock-out quand son beau-père, qui semble avoir beaucoup d’affection pour elle, a décidé de l’inviter à passer à quelques jours avec lui dans la maison de campagne familiale, pour tenter de prendre la mesure des choses. Que veut-il ? La consoler ? Essayer de gommer la gaffe de son fils en l’assurant de son soutien « quoiqu’il arrive » ? « Son expérience de la vie l’empêche de condamner sa progéniture. Tout au plus consent-il à admettre que d’un mal devrait sortir un mieux, c’est-à-dire une nouvelle chance offerte par l’existence ». Le dialogue entre le patriarche séducteur et la belle fille, s’il a - quoique distant - toujours été empreint de vérité, devient encore plus vrai et intime. Et, peut-être à la faveur du Château Chasse Spleen dégusté ensemble, tourne à la confession inopinée du sexagénaire. L’homme a aimé hors mariage, lui aussi il y a longtemps, au même âge. Une passion folle qui a duré 7 ans, entre avions et hôtels à travers le monde. Une femme qu’il a finalement perdue.

Et, il n’est plus sûr aujourd’hui des raisons pour lesquelles il est resté dans le rang conjugal et familial. « A 65 ans il est à l'âge des bilans. (…) Tombe alors le masque du vieux con autoritaire et hautain, attribué un peu hâtivement par Chloé à son beau-père. L'homme renfermé aux jugements définitifs révèle une blessure et une sensibilité à fleur de peau, tandis que la jeune femme, pleine de vie, reprend le dessus sur l'épouse éplorée » définissait le Figaro Magazine.

« On ne peut pas avoir tout bon, tout le temps » explique Pierre à Chloé. Un dialogue d’une grande simplicité et intelligence qui ne tombe «jamais dans la caricature, multiplie les pirouettes pour nous faire sourire, même au bord du désespoir, évitant le mélodrame larmoyant au profit d’une sincérité et d’une justesse très émouvantes ». Où Gérard Darmon touchant (qui épluche les carottes d’une manière qui donnerait envie de faire la cuisine tous les jours avec lui) excelle.

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« Je voulais ressembler à des grands héros romantiques passionnés, fous, échevelés qui ne pensaient qu’à l’amour ».


« C’est un homme qui dit : je n’ai pas eu le courage. Une pièce qui sert la lâcheté de certains mecs, probablement des femmes aussi, qui plutôt que de sacrifier leur petit confort familial, comme il le dit, ne vont pas jusqu’au bout, ne vivent pas leur histoire d’amour comme ils devraient le faire » confiait le comédien sur Paris Dernière. « Sur une pièce comme Je l’aimais, on ne peut faire l’impasse de l’expérience et du vécu. Il faut avoir un peu bourlingué pour parler d’une maîtresse aux quatre coins du monde, de la vie quotidienne. J’ai l’âge du personnage et c’est vrai que je puise dans mon sac à dos de souvenirs et de vécu ». Au risque de l’exhibition et d’oublier de s’oublier ? « Je reste sur les 2% qui sont à moi sur le plateau. J’essaie de mettre 98% dans mon interprétation, les 2% qui me restent sont à moi et ils valent cher, parce que c’est ce qui me permet de ne pas devenir fou ».


HISTOIRE AU GOUT D INACHEVÉ

« On dit que ce personnage est dur, mais dans la deuxième partie de la pièce, il s’ouvre et se confie. C’est toujours assez émouvant quelqu’un qui se confie, qui se met en état de vulnérabilité. Au début Chloé me parle de ses malheurs, de ses problèmes avec mon fils. J’écoute ça d’une oreille un peu distraite, c’est ce qui l’énerve énormément puisqu’elle dit que je ne suis pas du tout sensible aux autres.

Et puis, dans la 2e partie, c’est moi qui vais lui parler de moi, puisqu’elle n’a pas l’air de bien me connaître, et lui dire que je n’ai pas osé vivre une grande histoire d’amour et que d’une certaine façon je l’enviais puisque elle, au moins, l’a vécu cette histoire même si elle arrive à son terme et à sa fin. Elle l’a vécue, alors que moi je suis resté avec une envie d’une histoire au goût d’inachevé » indiquait le comédien lors d’une rencontre Fnac.

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Le best-seller d’Anna Gavalda, (lui-même inspiré de Monsieur Ladmiral ne veut pas mourir, de Pierre Bost, que Bertrand Tavernier mit en images dans Un dimanche à la campagne en 1984) ici adapté par Patrice Leconte pour le théâtre, nous parle au cœur. On y retrouve avec plaisir l'actrice la plus rare et la plus difficile à cerner du cinéma français depuis Les trois couleurs de Kieslowski, Irène Jacob dont la prestation ici est extrêmement juste dans ce rôle de femme assise sur le trottoir de sa vie. Noémie Kocher prête vie quant à elle à une Mathilde, délicieuse maîtresse telle que l’on ne pourrait que l’imaginer (costumes de Cécile Magnan). « Ce que voulait Patrice du rôle de Mathilde, c’était le choix du bonheur. Une demande de légèreté, de sensualité du personnage. Mathilde est la maîtresse d’un homme marié qui ne veut pas quitter sa femme. Elle ne le lui demande pas du reste. Mais, moi j’aurais eu envie parfois de montrer cette souffrance de celles qui font backstreet comme on dit. C’était difficile au départ pour moi d’accepter ça. Je lui ai même dit qu’il faisait de Mathilde un fantasme masculin. Mais, je crois finalement qu’il a eu raison de m’amener vers ce personnage généreux, sensuel, qui est juste amoureuse et ne demande rien en retour. Mais, quand c’est trop, elle s’en va ».


Le trio du comédien expérimenté, d’une finesse taillée dans le roc, entouré de deux jeunes femmes fonctionne à merveille. « Lorsqu’il a été question de la distribution, je suis arrivé assez vite à Gérard Darmon, que je connaissais très peu dans la vie, mais qui me semblait être le Pierre idéal. Sa lecture et son retour enthousiaste ont été la preuve qu’il était, en effet, le Pierre idéal » explique le metteur en scène Patrice Leconte. « Même chose, même évidence pour Irène Jacob, que connaissais un peu mieux et dont je me disais « Si jamais un jour, une occasion se présente… ». L’occasion, c’est Je l’aimais et le jour, c’est aujourd’hui ! Et puis aussi, il s’agissait d’incarner Mathilde, cette jeune femme pour qui Pierre, il y a vingt ans, n’a pas osé sauter le pas. Si on fait de ce personnage une maîtresse qui harcèle son amant de « Quand est-ce que tu quittes ta femme. Je t’attends, j’en ai marre d’attendre », ça n’est même pas du boulevard, c’est juste empoisonnant et convenu. Je voulais que Mathilde soit, sinon un fantasme masculin, épanouie. J’avais travaillé avec Noémie Kocher sur Confidences Trop Intimes, elle m’a parut être une Mathilde parfaite. Elle l’est. »

MATIERE A UNE BELLE ADAPTATION THEATRALE

« La confiance qui nous est faite (quand elle nous est faite), est le meilleur aiguillon du monde, car on ne veut pas décevoir, on espère être à la hauteur, mieux : surprendre et séduire ». Patrice Leconte est plutôt un habitué des plateaux de cinéma. Réalisateur (Tandem, Monsieur Hire, Le Mari de la coiffeuse, La fille sur le pont, Ridicule (César du meilleur réalisateur en 1997 ), La veuve de Saint-Pierre, L’Homme du train, Mon meilleur ami), c’est grâce à sa rencontre avec la bande du Splendid que sa carrière bascule avec l’adaptation de Amours, coquillages et crustacés, sous le titre des Bronzés, avec le succès que l’on sait. Auteur et dessinateur de bandes dessinées au magazine Pilote, de 1970 à 1975, Patrice Leconte est aussi, depuis son adolescence, passionné de théâtre, même s’il n’y a fait pour l’instant que quelques incursions en tant que metteur en scène : 1991 avec Ornifle de Jean Anouilh, puis, quinze ans plus tard avec Grosse chaleur de Laurent Ruquier. Il y a deux ans, il met en scène l’adaptation théâtrale de son film Confidences trop intimes, à l’Atelier. Fidèle à ce théâtre, il enchaîne ensuite avec la mise en lecture de la correspondance de « Groucho Marx », puis avec Heloïse, de Patrick Cauvin. Il continue aujourd’hui son travail pour le théâtre en adaptant et mettant en scène Je l’aimais. « Parce que j’aime ce qu’écrit Anna Gavalda. Depuis toujours. Sa manière, sans chichis, d’aller au plus profond des sentiments, le talent qu’elle a de nous renvoyer à ce que nous sommes, à nos hésitations, nos maladresses, nos folies, nos contradictions, tout cela me touche infiniment. Et lorsque j’ai lu ce roman, Je l’aimais, j’ai immédiatement pensé qu’il y avait là matière à une belle adaptation théâtrale. Cette idée, cette envie, ne m’ont jamais quitté. Le tout étant d’avoir le culot de s’y mettre, de se jeter à l’eau, de passer à l’acte » explique-t-il. « J’en ai parlé à Anna pour lui dire ce qui me trottait en tête, lui faire part de mon désir. Elle a été épatante et m’a dit oui tout de suite, accompagnant ce oui d’une absolue confiance, sans même regarder ma copie. Alors, ainsi motivé, je m’y suis mis, avec une absolue ferveur, porté par le texte, et conscient du fait que j’étais en train de me livrer à un exercice de funambule, qui consiste à traduire sans trahir, adopter tout autant qu’adapter. Je n’ai pas pu garder tout le texte, trop long pour le théâtre. Seulement l’essence essentielle. Un peu comme en parfumerie on l’on peut avoir l’eau de toilette ou l’extrait de parfum. Et, Anna qui m’avait promis de mettre une jolie robe pour venir à la première, ne l’a fait que très discrètement, quelques représentations plus tard.», poursuit le metteur en scène qui effectue ici une proposition très empreinte de son expérience cinématographique.

(le livre d’Anna Galvada a déjà fait l’objet d’une adaptation au cinéma en 2009 par Zabou Breitman, Daniel Auteuil campant le rôle de Pierre).

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«Le trio, Gérard Darmon, Noémie Kocher, Irène Jacob, ne se connaissait pas avant d’être réuni pour cette création. Or, répétitions après répétitions, les acteurs s’estiment, ont du plaisir à travailler ensemble. Une entente, une harmonie se crée, c’est un phénomène normal » indique encore Patrice Leconte. « Mais, les personnages d’Irène (Chloé) et Gérard (Pierre) se frottent, couinent, grincent, s’affrontent. Ce ne sont pas des personnages de tout repos. Cela fait sept ans qu’ils ne se sont rien dit et, tout d’un coup, ils se disent ce qu’ils ont sur le cœur. Et, lors des filages de dernières répétitions j’ai, non pas pris peur car j’ai confiance en eux, mais dit non, ça ne va pas, vous vous entendez trop bien ! » On ne mélange jamais, au cinéma ou au théâtre, l’acteur et le personnage qu’il joue. Mais, en même temps, il se produit quand même une osmose et là, quelques jours avant la première, Gérard/Pierre et Irène/Chloé avaient presque trop de plaisir à être ensemble sur scène. Maintenant, le plaisir entre eux c’est, au contraire, de se rentrer dedans ».

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UNE MISE EN SCÈNE CINÉMATOGRAPHIQUE

« Une partition idéale pour des acteurs, riche d’émotions calmes ou fulgurantes ». La plénitude rustique du décor de villégiature salon-cuisine de la maison de campagne où se retrouvent Pierre et Chloé créé par Ivan Maussion est plus que réaliste. Rien ne manque au détail. On aurait presque envie de monter sur scène tant le lieu est crédible, comme au cinéma. Des scènes courtes, parfois très courtes. Rythmées de fondus au noir, comme au cinéma. Une musique entre les scènes (d’Ours et Lieutenant Nicholson), comme au cinéma. Le flash-back, le passé qui vient prendre place dans le présent, comme au cinéma. La mise en scène de Patrice Leconte est très empreinte de la pratique cinématographique appuyée par les toujours remarquables lumières de Frank Thévenon, « Il y a un plaisir dans le processus de création du théâtre, c’est de se retrouver en petit comité. Ici trois acteurs, un metteur en scène et une assistante. Cinq à travailler tranquillement jour après jour. On s’arrête un peu, puis on peut fumer une cigarette. On s’en fiche s’il pleut ou si il fait beau. On est dans ce petit cocon très confortable du théâtre, à faire les choses à notre idée, à notre rythme, à laisser venir, à chercher. C’est très agréable, en comparaison du gros « bins » qu’est le tournage et la réalisation d’un film » souligne le metteur en scène. « Et, puis il y a un autre aspect qui est très troublant et auquel je commence à me faire. Au cinéma, quand on tourne un film, on avance jour après jour, heure après heure, plan par plan. On laisse au fur et à mesure derrière soi des choses accomplies. C'est-à-dire que l’on ne passe à l’étape suivante, au plan suivant que lorsque le plan précédent est réussi. Alors qu’au théâtre, on travaille sur une globalité, un peu comme si on faisait une laque chinoise. C'est-à-dire qu’on met d’abord une couche, puis une autre couche. Et puis, on attend que ça sèche. Ensuite, on passe en perpendiculaire, en croisant les couches. Et, tout doucement, jour après jour, on laisse sécher en ponçant, en repassant. Et, un beau jour, celui de la première si tout va bien, ça va briller ».


CHOSES DE LA VIE

Patrice Leconte est toutefois d'abord un cinéaste avant d'être un metteur en scène de théâtre, certes. Le procédé cinématographique de sa mise en scène pour ce Je l’aimais a pu déplaire, mais il sied bien au propos : celui d’une rencontre non programmée, non programmable entre un beau-père et sa belle-fille à un épisode accidenté de la vie, comme ses pneus crissant à l’arrivée de la voiture, les phares envahissant l’espace à travers les vitres de la mauvaise maison de campagne. Cette mise en scène faite d’instants successifs, Choses de la Vie bouleversantes d’humanité simple, « bould’hum » pour reprendre une expression zazou, est bien celle qu’il faut.

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« Quand on fait un travail de mise en scène, il faut savoir vers quoi on va, on veut aller et, surtout, savoir dans quoi on veut jamais tomber » précise Patrice Leconte. « C'est-à-dire définir, délimiter les écueils, les fossés et les gouffres qui parfois s’ouvrent à nous et dans lesquels on pourrait plonger maladroitement. Irène ne voulait pas d’une Chloé larmoyante, pleurnicharde, alors que cette dernière est au moment d’être larguée par son mari avec deux enfants sur les bras. Elle est très malheureuse. Mais, si elle se transforme en serpillère dégoulinante, c’est pitoyable, C’est foutu ! Le gouffre c’était d’en faire une larmoyante. C’est pour ça qu’il fallait, qu’au-delà de son chagrin, elle ait l’énergie de se bagarrer et que la vie soit plus forte. »

« Sommes nous vraiment doués pour le bonheur ? ». C’est la question en suspens. « La réponse ? Je ne sais pas » conclut hors-scène Gérard Darmon sur Paris Dernière. « Comme tous les laborieux on essaye. Mais, définir le bonheur c’est très compliqué ». Il faut peut être simplement du temps. A 20, 30 ans, on ne sait pas. A 40, on commence maladroitement à trouver une réponse. A 50, on se pose. A 60, tu peux te retourner un peu et te dire, voilà ce qui s’est passé. Comment l'ai-je vécu ?. Est-ce que je n’ai pas gâché des choses par excès de passion amoureuse ridicule, en voulant ressembler à des grands héros romantiques passionnés, fous, échevelés qui ne pensaient qu’à l’amour ? J’ai toujours été très vigilant à ne pas m’encroûter, ne pas m’embourgeoiser, jusqu’à entraîner des choix de vie qui pouvaient impliquer d’autres personnes. Il fallait constamment que je trouve de quoi combler les vides. L’ennui d’un côté, la culpabilité de l’autre et trop de distance, de conscience des choses. En même temps, c’est très juif comme façon de penser. Je sais que je suis beaucoup plus ouvert et beaucoup mieux perçu par les autres depuis que j’ai trouvé que la solution était en moi. La musique m’a beaucoup aidé à avoir cette liberté et ce contentement. En fait, je ne savais pas me contenter, je n’arrivais pas à être content tout simplement. Vieillir, c’est se bonifier. Toutefois, c’est ce que je me dis là pour l’instant parce que je n’ai pas encore l’impression d’être trop vieux. C’est aussi s’accepter plus, se dire que ce n’était pas vain d’avoir accumulé tout ça. Mais, j’ai été pendant longtemps un handicapé du bonheur».

Geneviève Chapdeville Philbert



 

Je l’aimais, daprès le roman d’Anna Galvada (Editions le Dilettante), adaptation théâtrale et mise en scène Patrice Leconte.

Avec Irène Jacob, Gérard Darmon, Noémie Kocher

Décor : Ivan Maussion

Costumes : Cécile Magnan

Lumières : Franck Thévenon

Musique : Ours et Lieutenant Nicholson

Production: Théâtre De L’atelier

Théâtre du Jeu de Paume, Aix en Provence du 8 au 12 février 2011.

Salle CO2, BULLE, LA TOUR DE TREME, 6 mars

Théâtre de l’Octogone, PULLY, 7 mars

Théâtre Charles Dullin, LE GRAND QUEVILLY, 16 mars

Espace André Malraux, CHATEAUDUN, 25 mars

Les Prairiales, EPERNON, 26 mars


Sophia Aram décortique « Je l'aimais » / France Inter / Le fou du Roi / 4 février 2010


darmonNé à Paris le 29 février 1948 dans une famille originaire d'Algérie, Gérard Darmon passe son enfance rue des Artistes (pour lui un signe du destin) dans le 14° arrondissement de Paris, près du parc Montsouris. Il abandonne ses études secondaires l'année du bac et part vivre quatre mois dans un kibboutz, avant de revenir à Paris suivre des cours d'art dramatique sous la direction de Bernard Bimont. Il a pour idoles d'enfance Jerry Lewis et Fernandel.

En 1972, il est recalé au concours d’entrée au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique et se produit alors dans les cafés théâtres aux côtés de Jean-Pierre Bacri durant presque 10 ans. Repéré par Roger Hanin, il tourne quelques petits rôles au cinéma, en commençant en 1973 par Les aventures de Rabbi Jacob de Gérard Oury (il y est un des hommes de main du méchant Farès, dans la célèbre scène de l'usine de chewing-gum). En 1980, il est remarqué au cinéma par le grand public dans Diva de Jean-Jacques Beneix, puis dans le Grand Pardon d'Alexandre Arcady en 1982 aux cotés de Roger Hanin.

En 1983, premier premier rôle dans le film Les Princes de Tony Gatlif. Il poursuit avec On ne meurt que deux fois de Jacques Deray, 37°2 le matin de Jean-Jacques Beinex avec Béatrice Dalle et Jean-Hugues Anglade, Pour Sacha d'Alexandre Arcady avec Sophie Marceau (un film sur la guerre des Six Jours en Israël). Il poursuit dans la Lune et le Téton de Bigas Luna, qui lui rapporte le prix Jean-Gabin en 1983. Il devient un des fidèles acteurs fétiches de Claude Lelouch, dont il partage la philosophie de vie, aux côtés de Vincent Lindon, Il y a des jours... et des lunes en 1989, La belle histoire en 1992 et Tout ça...pour ça ! en 1993.

En 1994, il joue dans La cité de la peur des Nuls, où il danse une fameuse Carioca avec Alain Chabat. Après une traversée du désert d'environ 2 ans, il retrouve un rôle marquant de nouveau grâce à Alain Chabat, qui lui confie celui du fielleux Amobonfis dans Astérix : Mission Cléopâtre, en 2001 (une performance qui lui vaudra une nomination au césar du meilleur acteur de second rôle).

Gérard Darmon a tourné avec des réalisateurs comme Marc Esposito, Alexandre Arcady, Bertrand Blier, Jean Yanne, José Giovanni, Alain Barbérian...

En 2003, fervent admirateur du crooner américain Frank Sinatra, il se lance dans la chanson en enregistrant deux albums, « Au milieu de la nuit », puis « Dancing » (de vieux succès, chansons d'amour, créés entre 1950 et 1980, en italien, en français, en anglais et en espagnol) en 2006 et en se produisant deux fois à l'Olympia à Paris.

De septembre 2007 jusqu'au 12 janvier 2008, il joue au théâtre « Thalasso » d'Amanda Sthers, aux côtés de Thierry Frémont et Ariane Séguillon entre autres.

Il sort en décembre 2008 son troisième album On s'aime, avec Marc Esposito à l'écriture des textes et Marc Lavoine à la composition. Pierre Palmade intervient également au sein de cet album de l'amitié dans l'écriture d'un texte. Gérard Darmon y interprète plusieurs duos avec notamment les chanteuses Pauline et Amel Bent ainsi qu'un duo avec Marc Lavoine, écrit par Bob Decourt, avant la création en 2009 de Je l’aimais au Théâtre de l’Atelier.

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Gérard Darmon de retour avec Marc Lavoine, Amel Bent & Pauline

http://www.greatsong.net/MUSIQUE-VIDEOS-GERARD-DARMON-DE-RETOUR-AVEC-MARC-LAVOINE-AMEL-BENT-PAULINE-6360.html