Art Monte Carlo 2019

PDFImprimerEnvoyer

La quatrième édition de la foire Art Monte Carlo s'est tenue du 26 au 28 avril au Forum Grimaldi. Une quarantaine de galeries internationales présentaient les œuvres d'artistes contemporains ainsi que, sur plusieurs stands, des œuvres d'art moderne.

Plusieurs grandes galeries présentes l'an dernier ne sont pas revenues : Gagosian, Michael Werner, Marlborough... Toutefois, Victoria Miro (Londres), Perrotin (Paris etc.), Continua (It) étaient de nouveau là à coté de nouveaux participants tels que White Cube (Londres), 303 Gallery (New York), Raffaelle Cortese (It).

La tendance générale était dans la présentations d'artistes aux noms connus, au risque de certaines répétitions sur plusieurs stands : Lucio Fontana, Anish Kapoor, Calzolari, etc.

Victoria Miro présentait un grand format (311x261x4cm) de l'artiste Secondino Hernandez très spectaculaire. Sur le stand de Kamel Mennour une grande sculpture de Daniel Buren attirait immanquablement le regard. Sur les stands des anciennes galeries niçoises Air de Paris, Thomas Bayrle et chez Art Concept, Michel Blazy, Whitney Bedford...

Nous avons aussi remarqué deux œuvres des années 70 de l'artiste Vicenzo Agnetti sur le stand de la galerie Zero (Milan).

Au niveau inférieur du Forum Grimaldi se tenait la première édition monégasque du PAD réunissant des exposants d'art décoratifs et de design. Des pièces historiques muséales chez David Aaron (UK) des bijoux, un grand mélange des genres et de styles sur la plupart des stands de design dit « moderne ». Une exception, chez Alexandre Guillemain (Paris) qui présentait une belle sélection cohérente et structurée de mobilier et d'objets.

L'an dernier, la participations d'institutions tels que la Réunion des Musées Nationaux des Alpes Maritimes, le Nouveau Musées d'art Moderne et contemporain de Monaco, la Fondation Francis Bacon, etc. apportaient une réelle caution institutionnelle à Art Monte Carlo. Cette année, la présence du PAD n'apporte strictement rien à la foire Art Monte Carlo, si ce n'est d'attirer un public friand de bijoux, d'objets et de meubles de prix.

La principauté de Monaco reste fidèle à elle-même : un pays hors normes ou résident pour des raisons essentiellement financières de potentiels acheteurs d'œuvres majeures du XX° siècle à des prix astronomiques, mais où l'intérêt pour l'art véritablement contemporain ne semble concerner qu'une infime minorité de collectionneurs. On ne retrouve pas à Art Monte Carlo l'effervescence d'un environnement artistique créatif enraciné sur le lieu qui caractérise les autres foires (Freize, Bâle, Paris, Bruxelles, Cologne, etc.). Art Geneve, du même organisateur, se tient dans le contexte totalement différent d'une ville foisonnant de galeries et d'artistes.

L'ambiance froide et désincarnée du Grimaldi Forum la quasi totalité des exposants scotchés à leur smartphone sans s'occuper des visiteurs, tout cela crée une sensation de manque de convivialité pourtant si nécessaire à ce genre d'événement.

Art Monte Carlo semble donc inscrire son avenir sur un plan avant tout financier.

Christian Depardieu