PARASCHIV, à L’ENSEIGNE des OUDIN

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Christian Paraschiv incarne nombre des contradictions de la seconde moitié du XXe siècle. Peintre reconnu en Roumanie, il ne pouvait travailler qu’au prix de contorsions avec le régime de Ceaucescu. Exilé en France en 1986, la liberté acquise s’est exprimée dans la série Le Noir est la couleur du langage, mettant l’accent sur le dépaysement, mais sans traduire sa révolte politique, qui était pourtant à l’origine de son départ.

Son exil fut à contretemps ; trois ans à peine après son départ de Roumanie, le régime honni chutait. Les artistes restés devinrent des symboles de résistance, à la fois témoins du passé et porteurs d’une liberté à inventer.

Exposition

Paraschiv n’a pas bénéficié de cette fascination occidentale pour l’artiste en résistance sous un régime totalitaire. Lorsqu’il s’est installé en France, son œuvre s’est développée autour d’une quête impossible de réunification des différentes facettes de son identité.

Ses productions ont un statut trouble, entre l’image et la relique. Son corps, son histoire, ses performances s’incarnent dans des objets étranges, chargés de symboles et d’énergie mais hantés par la mort.

Exposition

Peintre puis artiste multimédia, chrétien orthodoxe fleuretant avec des rites païens, victime de la dérive communiste mais marginal dans la société capitaliste, Paraschiv a une œuvre puissante, aux sens multiples, inclassable : avec une qualité particulière, porteuse des fureurs et des contradictions de notre temps. Elle dit la volonté en même temps que l’impossibilité du travail de mémoire, à partir d’une histoire personnelle déracinée.

Jannick Thiroux

Directeur du Fonds de dotation Enseigne des Oudin.

Nomos, Christian Paraschiv

Fonds de dotation Enseigne des Oudin

4 rue Martel 75010 PARIS

Du 1er décembre au 2 mars