Le paradigme du refuge de Tadashi Kawamata à Galerie Kamel Mennour

PDFImprimerEnvoyer

La galerie Kamel Mennour présente « Nest » de Tadashi Kawamata, quatrième exposition personnelle de l’artiste à Paris.

Cette installation monumentale composée de plus de 100 000 baguettes chinoises, est un nid qui invite à reconsidérer l’espace.

L’artiste y redessine les volumes intérieurs et extérieurs de la galerie, laissant proliférer des micros-nids jusque dans les recoins de la façade.

 

 

Exposition

Vue de l'exposition "Nest", Galerie Kamel Mennour, 2017 2018. (c) de l'artiste et Galerie Kamel Mennour Paris/London


D’une grande poésie existentielle, cette nouvelle œuvre de Tadahshi Kawamata joue à la fois sur le matériau « les baguettes » et son incidence architecturale.

Ces baguettes que l’on retrouve depuis les années 1980 dans ses maquettes et peintures sont utilisées ici pour la première fois comme pure matériau d’une installation.

C’est avec l’aide de cinquante deux étudiants et plus de six semaines de travail, qu’il brise unes à unes ces baguettes en deux avant de les retisser entre-elles.

Le medium baguette offre une grande fluidité quasi aérienne du mouvement mais aussi des jeux d’ombres et de lumières qui poussent le spectateur à réexaminer l’espace.

Exposition

Résolument engagé, Tadashi Kawamata s’inspire de l’actualité, des situations précaires et aléas de la vie humaine. Il donne à voir ici une une ode à la vie.

Le nid, bien qu’appartenant au paradigme du refuge au sein de l’esthétique de Tadashahi Kawamata, revêt alors un symbole de force vitale et de possible renouveau.

Le nid devient une invitation à une nécessaire adaptation au monde qui nous entour. Loin d’une architecture de repli, il devient une métaphore du pouvoir de l’adaptabilité.

Exposition

Vue de l'exposition "Nest", Galerie Kamel Mennour, 2017 2018. (c) de l'artiste et Galerie Kamel Mennour Paris/London

L’exposition « Nest » laisse entrevoir pour le spectateur qui s’y risque, une réaction presque organique à une situation, à un lieu. Un témoignage d’une mutation possible…

Madeleine Filippi