Art Basel 09 comme un centre de renaissance de l'art

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Du 10 au14 juin s'est déroulée la quarantième édition de la Foire de l'Art à Basel.

Plus de 2500 artistes y étaient représentés par leurs œuvres dans un contexte se rapportant aux 20ème et 21ème Siècles.

 

La Foire comprenait toutes les formes artistiques qu'ont été employées de nos temps, au contemporain et dans la post-modernité, telles que le dessin, la peinture, la sculpture, la photographie, l'installation, la vidéo, la performance, etc. Les 300 galeries d'art admises, sélectionnées parmi 1100 candidats, venaient des cinq continents. Les Etats Unis étaient le pays le plus représenté avec 75 galeries, suivi de l'Allemagne avec 56, la Suisse avec 33, la Grande Bretagne avec 28, la France avec 26 et l'Italie avec 22 galeries.

A coté de la manifestation principale il y avaient 4 autres foires parallèles en ville, comme par exemple "Liste 09 - The Young Art Fair", dans la vieille brasserie Warteck, ou bien "Scope" et "Volta"...

Il fallait cette fois un peu plus de quatre jours à Bâle pour visiter cette grande foire et une plus grande attention par rapport à des éditions précédentes.

 

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Une caractéristique de cette manifestation, à part le fait d'avoir un public très nombreux, c'était l'offre copieuse de travaux d'art étalés comme dans une vitrine pour intéresser beaucoup d'acheteurs. Ce qui frappait le plus était un manque de cohérence à propos des langages de l'art, au point que certaines galeries montraient des travaux différents, comme la peinture, la photographie, la vidéo, en dehors d'une structure informative qui puisse rappeler une possible histoire de l'art. Les galeries américaines avaient perdu leur parcours historique cohérent pour favorises, à sa place, une offre la plus large possible, à fin de satisfaire le gout des acheteurs possibles. Un galeriste important de Los Angeles déclarait les difficultés de la ville de New York avec les mauvais scores des dernières ventes aux enchères d'art contemporain et dénonçait la perte de "suprématie" conséquente de ce centre mondial de l'art. Selon lui le marché de l'art devra s'élargir vers d'autres villes des Etats Unis comme Miami, Los Angeles, San Francisco, etc. c'est à dire des villes qui ont été moins frappées par la crise économique et les difficultés de bourse. Il ne tenait pas compte, à mon avis, que la structure des musées de New York est unique dans son genre et pas facile à remplacer. Les derniers jours de la Foire ont vu une vitalité nouvelle parmi les acheteurs européens, qui ont favorisé une renaissance dans le système de l'art et une volonté future de promouvoir l'art comme élément culturel nécessaire ou plutot fondamental pour sa tradition. Sans doute le DNA européen recherche dans l'image de l'art un futur meilleur, en ce qu'il est alimenté par la passion et par le désir de promouvoir, à travers ces langages créatifs, son histoire même et la passion pour son territoire.

C'est à cause de ça que l'Europe ne veut pas adhérer volontiers aux jeux violents du marché et refuse à considérer l'art comme un passe-temps financier et spéculatif.

par Enrico Pedrini