Vandi, un demi-siècle d’énergie créatrice

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L’artiste normand Vandi peint depuis plus de 50 ans une production foisonnante. Son crédo : la couleur. Ses talents en la matière transforment la surface de la toile en un espace de vibrations lumineuses. Harmonie des couleurs mais aussi des formes qui figurent des paysages balnéaires ou terrestres et une galerie contrastée de portraits humains.

 

 

Exposition

Une vocation de naissance

Né en 1952 dans la ville du Havre, Vandi se choisit son surnom à l’âge de 13 ans pour se démarquer de son père, le peintre Claude Gaignoux. Cet artiste renommé d’après-guerre anime un atelier pour enfants et adultes, autant dire un accès illimité aux pinceaux pour son jeune fiston ! En 1973, celui-ci reçoit le prix Friesz (l’équivalent du Goncourt pour la peinture) et se passionne pour les peintres de l’École de Paris. Il fonde « la dynamique figurative » pénétrée de l’esprit de la Renaissance, en réaction à l’abstraction lyrique, en vogue dans les années 1970. « Et ce n’est pas un hasard », souligne Vandi, « ma ville natale a été créé par François 1er ! ». Il va vivre pleinement la confrontation entre figuratifs et abstraits et organiser nombre d’expositions dans l’Hexagone avec le Cercle des artistes havrais.

 

Exposition

 

Un coloriste inspiré

Héritier du fauvisme, Vandi déploie une palette de couleurs pures, digne de Derain et de Vlaminck. Sa touche est libre et fluide, à la manière d’un Dufy. Tantôt proche de l’expressionnisme d’un Kirchner, tantôt il tutoie la musicalité et les rythmes des grandes masses colorées de Kandinsky. Dans ses tableaux, on découvre des Nus flirtant avec les Odalisques de Matisse, des arbres évoquant les oliviers de Van Gogh, des lignes ondulantes et des aplats de couleurs franches à la Bonnard ou des constructions rappelant celles de Monet. Oui, la couleur est le vrai sujet de sa peinture. Il en a fait sa force, en créant son style, synthèse de ses prédécesseurs. En gardant un attachement fort pour le figuratif. Et il le confirme : « J’aime les peintres de la réalité poétique qui jouent des correspondances entre le figuré et le non figuré ».

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Un parcours spirituel

L’artiste dans le mouvement est aussi un homme de réflexion. Vandi est particulièrement fier d’avoir conçu un livre d’art, longuement mûri, 64 Figures du Yi King, dont les estampes traduisent et interprètent les mythes fondateurs de la pensée chinoise. « C’est l’Impressionnisme qui m’a tout naturellement amené à la philosophie chinoise parce que les asiatiques sont sensibles à l’environnement cosmique, lunaire et solaire. ». Adepte des médecines douces et de la gymnastique traditionnelle, le chi gong, son besoin d’être en contact avec la nature est permanent. Installé sur l’estacade, il observe les changements du ciel, s’imprègne des lumières phénoménales de l’Estuaire de la Seine, prend des notes, puis il rentre dans son atelier du centre-ville pour peindre… à l’huile, « parce qu’elle offre toute une gamme de possibilités entre transparence, frotté, piqueté, … ». De ses toiles hyper lumineuses au coucher du soleil baigné de lune, il cherche l’équilibre : « L’expression forte implique de la subtilité autour, de même que l’architecte Auguste Perret a choisi des constructions sobres face à la lumière vive du Havre ». Ces derniers temps, un désir de simplification, de rencontre avec l’infini et de liberté l’animent. Et parce que ses compositions circulaires ouvrent la vision, l’âme des ses « Portraits dans la lumière du bord de mer », exposés ce printemps à l’Abbaye de Montivilliers dans le cadre de Normandie Impressionniste, flottera encore longtemps dans les lieux…

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« Régates » illustre une course amicale France-Angleterre vue d’un bastingage, au petit port du Havre. Tonique et douce, joyeuse et mélancolique, la peinture invite à une immersion dans la toile, à un voyage de rêves d’enfant.

Pour découvrir les œuvres de Vandi, poussez jusqu’à Honfleur cet été où il expose à la Villa Domuse.

C/O : vandi-artiste-peintre.com


Aurèle M