Escapade en Arluma 2016

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Arluma pourrait être le nouveau nom des rencontres d'Arles tant la Fondation Luma est omniprésente dans la bonne ville d'Arles. A commencer par l'immense tour de l'architecte Franck Gerry dominant les anciens ateliers de la SNCF, dont les hangars sont peu à peu réhabilités par la fondation.

 

Les disparitions d'il y a 2 ans Lucien Clergue et tout récemment de Michel Tournier, tous deux membres fondateurs des rencontres d'Arles, laissent Jean-Marie Rouquette seul survivant après quarante sept années de festival.

Sam Stourzé, directeur des rencontres d'Arles depuis l'an dernier incarne le renouveau d'un festival qui se porte plutôt bien et qui s'étend en Avignon, à Nîmes et à Marseille.

Difficile de faire un compte rendu exhaustif d'une manifestation aussi foisonnante qui transforme chaque année la ville d'Arles en centre d'art pluridisciplinaire, mêlant la quarantaine d'expositions du « in » avec la centaine d'événements du « off ». L'ensemble de ces nombreuses séquences donne une bonne idée de l'importance du medium photographique et de son évolution à notre époque. Notons qu'année après année, la vidéo prend une place de plus en plus importante.

Arluma

Quelques expositions ont particulièrement retenu notre attention :

Peter Mitchell « Nouveau démenti de la mission spatiale viking 4 »

Ce fut le titre d'une exposition en 1979 à l'Impression Gallery à York en Angleterre. Première exposition de photos en couleurs en Grande Bretagne qui influença nombre de photographes tel que par exemple, Martin Parr...

Elle explore le mythe d'une enquête martienne sur la planète Terre. Une série de photographies sur un « trou perdu au milieu de nulle part » « Leeds » qui pour Peter Mitchell représente le centre de l'univers...


Mauvais genre, collection Sébastien Lifshitz

En écho aux « gender studies » actuelles, cette exposition présente des hommes et des femmes qui au cours des siècles passés se sont fait photographier travestis. « Lorsque des dizaines de femmes se prennent en photo habillées en homme, selon un rite collectif étrangement répandu à la fin du XIX° siècle, il pourrait s'agir d'un geste politique, une façon de s'approprier les vêtements de hommes pour revendiquer les droits qu'eux. ». (texte de Christine Bard, Isabelle Bonnet et Farid Chenoune). La plupart de ces photos sont l'œuvre d'amateurs prises dans l'intimité, à l'abri des regards, en raison du risque grave que couraient les hommes et les femmes qui à ces époques, transgressaient leur genres. On peut y voir les prémisses des « gay prides » de nos années actuelles ou ces pratiques s'expriment librement dans les rues.

 

Arluma

 


Au Musée Reattu, exposition « Deus ex machina » de Katerina Jebb

Dans l'entrée du « Grand prieuré de l'ordre de Malte » une magnifique sculpture en plusieurs pièces de Bernard Dejongue.

Puis, en pénétrant dans les salles du musées, nous découvrons l'œuvre protéiforme de Katerina Jebb à laquelle le musée Reattu consacre une grande rétrospective sur plusieurs étages.

A l'entrée des Ateliers, la vidéo spectaculaire de l'artiste sud africain William Kentridge. Celui-ci réalise des dessins au fusain qu'il photographie ensuite en séquences qui animent des vidéos. Ici, c'est « More sweetly Play the Dance » qui s'étale sur grands écrans en demi cercle sur une quarantaine de mètres. Le spectateur est ainsi placé au centre de l'installation qui montre une étrange procession macabre et inquiétante mais non dénuée de quelques pointes d'humour, filmée et entrecoupée de dessins animés.

William Kentridge né en 1955, nous fait partager l'activisme politique et les tensions de son pays.

Dans l'entrée du « Grand prieuré de l'ordre de Malte » une magnifique sculpture en plusieurs pièces de Bernard Dejongue.

Puis, en pénétrant dans les salles du musées, nous découvrons l'œuvre protéiforme de Katerina Jebb à laquelle le musée Reattu consacre une grande rétrospective sur plusieurs étages.

Arluma


A l'entrée des Ateliers, la vidéo spectaculaire de l'artiste sud africain William Kentridge. Celui-ci réalise des dessins au fusain qu'il photographie ensuite en séquences qui animent des vidéos. Ici, c'est « More sweetly Play the Dance » qui s'étale sur grands écrans en demi cercle sur une quarantaine de mètres. Le spectateur est ainsi placé au centre de l'installation qui montre une étrange procession macabre et inquiétante mais non dénuée de quelques pointes d'humour, filmée et entrecoupée de dessins animés.

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William Kentridge né en 1955, nous fait partager l'activisme politique et les tensions de son pays.


Christian Depardieu