Philippe FAVIER, à Nice

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Le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice présente du 17 octobre 2009 au 31 janvier 2010, dans la Galerie Contemporaine, un ensemble de travaux de Philippe Favier, justement intitulée Papeteries. Bien que n’étant pas le seul – il y a des objets dans l’exposition – le support papier est largement privilégié. Il s’agit majoritairement ici de livres, au sens large qu’a pu lui donner l’histoire et la vaste notion de livres d’artiste. Si bien qu’on aurait pu apprécier, à son aussi juste place, cette exposition dans le bel espace, à l’étage au-dessous, de la BMVR Nucéra, comme quelques-unes des monstrations de la médiathèque auraient pu être à leur place à l’étage au-dessus.



« J’ai eu la sensation, heureusement brève, que nous étions ainsi constitués de milliers d’autres, minuscules » dit Philippe Favier dans les propos recueillis par H-F Debailleux. Favier travaille avec des encres, des collages, des dessins et écritures, mais dit préférer le crayon au pinceau, que l’instrument soit dur… Comme tous les créateurs, aurait dit Freud. On pense encore aux livres, aux minuscules qui par milliers constituent leurs corps. Mais les supports, étagères, tiroirs, boîtes, cadres, ou très souvent transparents (qu’on nomme invisibles !) qui mettent en pages les textes et les multitudes de dessins, animaux, personnages, ou squelettes proliférants, constituent la bibliothèque mise en vitrine. « En face de soi, on n’a pas forcément un leurre, mais toujours un peu un miroir aux alouettes », conclue l’artiste. Et si l’alouette se fait plumer, la plume servira : à écrire.

 

par T. Jan