Quelque part entre Moscou et Pekin, le scénario vaut le détour

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Transsiberienne, c’est un monologue et une comédie tragique caricaturale de Christophe Marcq. Transsiberienne, c’est une façon d’être, des expressions, des sous entendus et surtout, une femme porteuse de tous ces messages : une Chinoise.

 

couvertureTout droit venu du Marais Parisien elle est bel et bien décidée à rejoindre Pekin et à s’approprier la Chine. Mais ce ne sera pas le Transsibérien qui l’y conduira puisqu’elle n’est plus dans le train, elle est descendue et se retrouve ici : sur le quai désert d’une gare Russe avec pour seul arme son humour.

Elle parle crûment, prône l’indépendance et nous délivre au fils de tirades bien montés et de didascalies explicites un personnage plus qu’original à la fois révolutionnaire, exaspérant et attachant. Elle se dévoile au fur et à mesure, aborde des sujets sérieux et sur un ton dérisoire sans aucun tabous, parle de sexe, d’amour et de religion.

Sa rébellion permanente, un peu plus grande à chaque page, nous fait travailler les zygomatiques à longueur de bouquin. Jamais à cours d’inspiration quand il s’agit de comparaisons et de métaphores, elle personnalise tout ce qu’elle touche.

Des « sapins transgéniques » à la « teleportation civile transgalactique » en passant par la « fausse couche digestive » et les « boa urophiles », c’est tout un univers d’hyper liberté de parole et de pensée qui nous est présenté.

61 pages c’est trop cours ; on en demande encore !

Fraîcheur, franchise et culot : Transsibérienne c’est un texte porteur de causes et de sens savamment interprétés par une jeune femme excessive, grande gueule et haute en couleur.

Ne ratez surtout pas la sortie du livre le 13 mars prochain !

par Céline F.