8ème FESTIVAL DES ARTS PARC DE MAISON BLANCHE/MARSEILLE «...DONNER LE MOMENT TOUT ENTIER...»

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« ...donner le moment tout entier (...) rendre de plus en plus vivante la force des courants d’air et la palpation des ailes de l’oiseau qui les fend, comme si cet air était tout en crêtes, tout en en rides, tout en aspérités... » Virginia Woolf Journal

 

Tel était le thème choisi par les organisateurs de la Mairie des 9°&10° arrondissements de Marseille dans le cadre du Printemps de l’Art Contemporain 2016. Un bel hommage rendu en mémoire à cette femme de lettres anglaise, l’une des principales auteures modernistes du XX° siècle et féministe.

Plus de 30 artistes, plasticiens, performeurs ont répondu à cette nouvelle édition entre le réel et l’imaginaire, dans ce magnifique Parc à l’Anglaise le plus ancien de la ville & Salons qui les a d’autant plus inspirés. Des œuvres d’Art disséminées imprimant une marque, une mémoire, une histoire, qui se fondant au cœur de cet écrin de verdure et dans les salles de Mariage de la Mairie, donnent au Parc le temps du Festival, un entrelacs de fictions et une signification artistique.

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Anne Marie d’Estienne d’Orves, adjointe au Maire de Marseille à l’action culturelle, à l’origine de ce Festival créé en 2009 , par devant une foule considérable, a présenté ce jeudi 12 mai, jour de vernissage, sur le parvis de cette Bastide du XIX°siècle qui domine ce sublime espace arboré avec son lac, cette 8ème Edition.

Discours suivi par Lionel Royer-Perrault, Maire des 9èmeet 10èmearrondissement ; d’Isabelle Bourgeois et de Jean-Louis Connan, Commissaires de l’Exposition ; de Guy Tessier, Député et ancien Maire de ces arrondissements, Président du Conseil du territoire Marseille-Provence, Vice Président de la Métropole Aix-Marseille-Provence ; de Martine Vassal Présidente du Conseil Général des Bouches-du-Rhône qui apporte pour la première fois son soutien à cet événement en devenant partenaire.

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Avec toujours au cœur de leurs objectifs la diffusion de l’Art Contemporain par un Festival axé sur « l’Interdisciplinarité & la priorité de la Transmission » permettant à la création d’aujourd’hui de rencontrer un public qui ne se rendait pas forcément dans une galerie d’Art Contemporain, et de sensibiliser les jeunes générations à l'art. L’édition 2016 mettant en avant des montages d’images en mouvement et métamorphoses ; les œuvres des artistes ainsi exposées entretiennent des connexions virtuelles avec l’ensemble du Parc dominé par des horizons urbains.

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En suivi, ce vernissage en soirée a été spécialement animé par les performances des artistes évoluant sur l’herbe, au pied des escaliers, dos au Parc et au lac attenant, sous un majestueux et imposant arbre. « Performances :

-du BALLET NATIONAL DE MARSEILLE avec un extrait de 10mn de leur programme « BNM NEXT ». Une chorégraphie d’Emio Greco / Pieter C.Scholten interprétée par 5 jeunes espoirs de la danse.

-de l’ECOLE NATIONALE SUPERIEURE DE DANSE DE MARSEILLE & ECOLE SUPERIEURE DE DANSE DE CANNES-MOUGINS ROSELLA HIGHTOWER avec un extrait de 10mn de leur programme « CYRANO ».

Une chorégraphie de Christophe Garcia interprétée par 16 danseurs. Ecoles regroupées formant un Pôle National supérieur de la Danse, sous la direction artistique et pédagogique de Paola Cantalupo ; ce Pôle supérieur s’inscrivant dans le réseau des grandes écoles de la danse au niveau National & International.

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Et avant de découvrir les œuvres présentées épars dans le Parc & Salons munis d’un dépliant explicatif très détaillé ; pour conclure ce vernissage par cette belle journée de printemps, l’apothéose de ce spectacle vivant revient à la Performance du Théâtre du Centaure.

Camille&Manolo, définis comme Acteurs-Centaure, vivants en Autarcie 24h sur 24, ont séduits le public. Dressés et figés sur leurs magnifiques chevaux, des étalons Frisons en robe noir reluisant ; eux-mêmes vêtus de noir pour en faire qu’un, ont dans un premier temps par haltes, chevauché le parvis sous le regard médusé des invités et des organisateurs en collation. Puis nous ont invités par geste et regard, à les suivre dans leur espace entre sous-bois et parc, pour nous présenter en prélude de leur prochaine création qui promet, une courte pièce chorégraphique d’une dizaine de minutes. Sur un fond d’envolées de musique pianistique diffusé, de bruit d'hennissement et d’ébrouement, leur œuvre était fondée sur la rencontre de deux « Centaures », la séduction, la séparation, puis la réconciliation. Tour à tour, chacun avec grâce, élégance, sensualité, sous forme d’arabesques & horse’s step, ont communié dans la danse « comme un seul homme », puis à deux, avec leurs chevaux « Darwin&Graal » admirablement dressés... Une prestation de «haute facture » par devant une bonne partie des invités, quoi de plus magique que d’évoluer dans cet écrin de verdure, un bel espace scénique naturel, forgé et entretenu par les mains de l’homme.

 

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ART VISUEL

Là aussi nos artistes participants nous ont émerveillés. Au préalable, en fin de matinée, après la conférence de presse, le commissaire de l’exposition, Directeur pédagogique et Artistique de l’ESADMM, assisté de l’adjointe à la Culture, nous a servi de guide pour nous faire découvrir et nous mettre en relation avec ces derniers dont la plupart était entrain d’achever leurs œuvres.

CÔTE MAIRIE...

SAVERIO LUCARIELLO « Exercice de Philosophie Décapotable »

A l’entrée du couloir c’est celle de Saverio Lucariello, un artiste né en Italie, professeur à l’ESADMM, qui se définit comme un artiste conceptuel et surréaliste, baroque et ringard, pataphysique et poétique.

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CHOUROUK HRIECH « Sans Titre »

Dans la magnifique salle parquetée de mariage (côté droit), c’est l’artiste Chourouk Hriech, née en France, d’origine marocaine, diplômée de l’ENSBA de Lyon, professeur à l’ESADMM, qui nous accueille. Sous forme de double rideaux, l’une en lamelles masquant les dessins de l’autre ; elle a littéralement investi la façade murale surplombant la cheminée en marbre rose, pour écrire à l’encre de Chine « l’Espace comme un livre d’histoire » puis disposé du mobilier en forme de billard placé en diagonale au centre de la pièce : en son fond une mouette survole l’Océan « Quand Mer et Terre se confondent... »

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MONIQUE DEREGIBUS «Traversée »

Dans l’autre salle de mariage faisant face à la précédente, ce sont celles de Monique Deregibus, une artiste photographe et enseignante à l’ENSBA de Lyon. Elle vit avec la présence constante de la liberté d’expression et de la nécessité de la pédagogie. S’inspirant de deux films qui ont durablement marqués l’histoire du cinéma, comme « L’année dernière à Marienbad » d’Alain Resnais 1961, ou « India Song » de Marguerite Duras 1975, ainsi présentées elles envahissent l’espace sol sur des chevalets entourés d’une haie de palmiers et les baies vitrées. En trois ouvrages seulement, son travail photographique au long court s’ancre sur l’exploration d’une relation au monde qu’elle tente de comprendre qui oscille entre la révolte contre le discours aliénant et placidité des images capturées. La photographie représente pour l’artiste son cordon ombilical au monde, au moyen duquel elle prend, toujours avec la violence que l’acte photographique implique, et donne : « C’est ma riposte à moi ». Gilles Ribero

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CÔTE PARC & LAC

Le commissaire de l’exposition nous présente Cyndie Olivares. Cette jeune artiste née à Narbonne, diplômée des Beaux Arts de Nîmes en 2011, vit et travaille à Montarnaud(34). Dans son travail elle invite le spectateur à une attentive observation de l’environnement immédiat. Elle transforme les objets, les sort de son conteste premier, les associe les uns par rapport aux autres et leur donne ainsi une nouvelle signification. Issues d’objets usuels et de différents matériaux, ses sculptures créent un espace entre Culture Contemporaine et culture historique où le temps semble suspendu à la manière d’un musée archéologique. Les motifs anachroniques récurrents dans son travail, sont dévoilés par des fragments d’éléments extraits d’une réalité quotidienne commune à tous, mais spécifique d’une époque et d’individus.

« Pour ma réalisation, ce sont les joggeurs de ce sublime Parc de Maison Blanche & l’histoire de l’enlèvement des Sabines qui m’ont inspirés ; j’ai donc choisi et réalisé en forme de S, un couple de mannequins habituellement dans des magasins de Sport, pour les fondre avec le public dans cet espace de verdure. Libre à chacun de leur donner un équipement. »

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CLEMENTINE CARSBERG « Des Vestiges »

Vit et travaille à Marseille. Elle obtient en 2004 le Diplôme National Supérieur d’Expressions Plastiques aux Beaux Arts de Marseille.

Elle réalise des installations in situ en lien avec l’architecture du lieu ainsi que des collages et montages utilisant le papier et l’impression. L’intérieur domestique, la maison, l’architecture et les formes qui leurs sont propres, meublent ses espaces dans un élan d’économie. Le revêtement mural et la prégnance des motifs privilégient le souvenir visuel et permettent aux assemblages de se fondre dans le décor à la recherche d’un confort dans l’étonnement.

« Pour ce travail dans le parc de Maison Blanche, je me suis intéressée à la manière dont les traces suggèrent l’histoire. Comme la marque du pied dans la neige, les éléments d’architectures que j’ai imaginés sont des indices de ce qui a peut-être été. On hésite entre reconstitution de vestiges et restauration contemporaine, à l’image de ces villes du lointain passé, dont l’archéologie n’a remis à jour qu’un plan surélevé à peine tridimensionnel. Ici, dans le parc, ces traces apparaissent décontextualisées, inattendues, oeuvrant à une dérive intime de chacune sur l’instabilité réelle et sensorielle du passé. »

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AMANDINE ARTAUD

« Frénésie des détails, calme de l’ensemble »

Vit et travaille dans la Drôme.

Chacune des pièces d’Amandine Artaud témoigne d’un geste particulier, d’une conjonction entre deux corps, deux objets, vivants ou inanimés. Une rencontre qui met en jeu une tension, encore à l’œuvre ou déjà révolue.

Son travail met à l’épreuve les lois immuables de la physique, de l’espace et de l'apesanteur. Amandine les défie et les pousse dans leurs derniers retranchements, jusqu’à leur point de rupture ou d’étrangeté.

Elle est soutenue par ses partenaires BET CONSEIL Bureau d'études (30) et SARL A.F.S.P (13).

« Deux éléments s’ajustent dans un jeu de forces immobiles et silencieuses, jusqu’à ne plus faire qu’un. Sans qu’aucune concrétion artificielle ne vienne jamais les souder l’un à l’autre ; engourdis simplement par leur propre poids, la précision des découpes…Si bien que se confondent pression et poussée des éléments. Tout à la fois ancré et élancé, l’ensemble préempte d’autres périmètres… »

 

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MARIE JOHANNA CORNUT

« Le pressentiment de la naissance du jour »

Elle étudie à l'École Supérieure des Beaux-arts de Toulouse ainsi qu’au HBK de Braunschweig (Allemagne). Elle est résidente à la Cité Internationale des Art de Paris avant de s’installer à Nantes.

« La pratique de Marie-Johanna Cornut trouve son origine dans le dessin pour ensuite se développer en sculpture, installation ou performance. Les questions architecturales et performatives sont au centre du son travail. Ses installations se caractérisent par des constructions spatiales hors du temps, elles sont les traces d’un événement qui s’est accompli et dont témoignent des « objets-images ». Dépossédés de leurs fonctions, ils deviennent les instruments de narrations théâtrales en suspens. »

Anna Battiston

« Le pressentiment de la naissance du jour » est un ensemble d’éléments flottant sur l’eau. Reprenant l’esthétique de l’univers aquatique, elles sont cependant dépossédées de leurs couleurs. Sorte de squelettes de formes, ces sculptures flottantes convoquent des images de l’ouvrage de Virginia Woolf les Vagues (fleur à sept branches, nageoires, vagues). Sorte d’hommage, le titre Le pressentiment de la naissance du jour évoque le phénomène de l’éternel renouveau.

 

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NICOLAS DAUBANES « Sabotage » Il vit et travaille à Perpignan.

C’est une sculpture en béton, chargée de sucre : l’adjonction de sucre dans le béton, s’inspire du geste vain, pendant la deuxième guerre mondiale, des résistants lorsqu’ils étaient contraints, une fois faits prisonniers, à la fabrication du «Mur de l’Atlantique » pour les Allemands. Le sucre, une fois plongé dans la masse totale du béton encore frais, provoque un état de fragilité lorsque ce dernier sèche. Il s’agit d’un acte de sabotage. Une lutte vaine et silencieuse. La pièce Sabotage, à partir d’un coffrage complexe, a été coulée en une seule fois, de manière à constituer un seul « corps ». Une fabrication longue et minutieuse, en contradiction avec une fin quasi-programmée scientifiquement : cette pièce est destinée à devenir brisures, gravats et poussières. Malgré la précision de sa préparation (coffrage, matériaux...), va naître l’inattendu : un état de ruine au moment de la révélation hors du moule. C’est donc par l’adjonction d’un agent, le sucre, que la pièce se retrouve rongée, comme un virus.

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GERARD FABRE

«Parallélépipède»

Né à Marseille, il vit et travaille dans cette ville et à Barcelone. Il enseigne la sculpture à l’ESSADMM depuis 2002. La couleur embrasse toutes les problématiques autour desquelles tourne son œuvre.

« Mes références, depuis longtemps, sont plus picturales que sculpturales, bien que je cite souvent la sculpture polychrome médiévale. J’aime me confronter à des espaces construits, généralement des espaces intérieurs, que je transforme par l’utilisation de la couleur et l’installation de volumes courbés et colorés, qui viennent perturber la rigidité verticale des murs. Il s’agit donc d’un cube d’environ 2x2 m, réalisé en contre-plaqué « 3 plis Epicéa ». Les parois de ce cube sont percées de quelques ouvertures rectangulaires permettant de regarder vers l’intérieur, car il est complètement clos. L’ensemble des surfaces sont laquées d’une couleur différente pour chaque paroi aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la construction.

A l’intérieur, un certain nombre de sculptures murales polychromes sont accrochées.

Ce cube n’est pas fermé sur sa partie supérieure, de manière à permettre un éclairage naturel maximal. »

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ETIENNE ACHARD, ALICE GRIVEAU, ANNE-LAURE VINCENT

« 3T x 100M2 »

Etudiants de l’ESADMM, ce groupe de travail a pour thématiques plurielles le corps, le geste et la matière performés qu'ils abordent depuis plus d'un an. Les gestes, par l'improvisation de leurs corps en confrontation avec la matière, interrogent la temporalité de l'œuvre. C'est à dire ces étapes de progression et ce qu’elle est amenée à devenir. C’est une réelle chorégraphie de la matière.

En collaboration avec l'école de céramique d'Aubagne, ils récupèrent la terre inutilisable en pratique mais encore fonctionnelle d'un point de vue sculptural. Ils proposent ainsi chaque jour de nouvelles formes sculpturales par l'apport de nouveaux gestes animés par le désir d'agir ensemble.

« Sculpter instinctivement la matière. Ici l’espace-temps devient le laboratoire de nos gestes, animés par l’énergie d’agir ensemble. Sans préconception de formes, il est question de travailler l’entièreté de la matière, de mettre en avant le processus et non pas la finalité. Générer une et une seule forme éphémère en confrontant nos six mains à la matière. »

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LUDIVINE CAILLARD

« Zone de Dispersion »

Vit et travaille à Argenteuil (93). Elle est diplômée de l’Ecole Nationale

Supérieure d'Arts de Paris Cergy (DNSEP).

« Partout où créer c'est jouer, où le jeu introduit du jeu dans le système, ébranle quelque part les rapports de domination et les certitudes idéologiques qui les justifient, l'art est politique. »

Herbert Marcuse

« ZONE DE DISPERSION » est un hommage éphémère, précaire et instable. La transposition du rond central d’un terrain de football sur la pelouse du parc de Maison Blanche à Marseille : un fragment polymorphe. Le point d’origine, l’endroit même d’où le coup d’envoi est donné est démultiplié, offrant ainsi une multitude de terrains de jeu possibles. 300 ballons de football sont disposés dans un cercle de 9,15 m de rayon tracé par une ligne de 12 cm d’épaisseur. A l’intérieur de celui-ci sont inscrits 300 ronds centraux de 22 cm de diamètre sur lesquels sont déposés les ballons. Ces zones de délimitation sont à la peinture blanche pour gazon.

Les 300 ballons composant « ZONE DE DISPERSION » sont recouverts d’un motif sérigraphié, en hommage et en mémoire des artistes du groupe Bloomsbury : une forme simple, un cercle, un détail ornemental, tels ceux que l’on retrouve dans les peintures qui recouvrent les éléments de décoration réalisés par Vanessa Bell et Duncan Grant...

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JAN MOCH & JON CHAM « 8,95 »

C’est un duo d’artistes vivant et travaillant à Los Angeles. Ils se sont rencontrés à la Willem de Kooning Academy (Rotterdam) où ils entamèrent leur collaboration dès 1999. Leurs œuvres sont visibles dans nombre de collections privées et publiques notamment en Asie et en Afrique du sud. Le travail à 4 mains s’inscrit dans le détournement et dans la méta-performance.

Non performateurs eux-mêmes, ils créent des dispositifs artistiques dans lesquels ils mettent en scène le visiteur lambda  ou des professionnels de la profession comme disait Godard.

Coutumiers du canular artistique, leurs interventions s’abordent selon plusieurs degrés de lecture et selon plusieurs réalités.

8.95 est une installation qui évoque la notion de record et plus particulièrement celui établi par Mike Powell en 1991 lors des Championnats du Monde d’athlétisme de Tokyo.

Les 10 poteaux matérialisent l’amplitude du mouvement de l’athlète dans une économie de forme et de moyen, avec un matériau qui rappelle les barrières qui délimitent le bas-côté des routes de montagnes. L’installation reconstitue l’ensemble du terrain de saut en longueur avec sa zone de chute et sa piste de course, sur lequel le spectateur est invité à défier le record de Mike Powell jamais égalé depuis 1991, à tenter de dépasser ce record tout en le visualisant. Jan Moch & Jon Cham encore méconnus sur la scène artistique française signent ici une

oeuvre à quatre mains comme à leur habitude depuis leur rencontre à la Willem de Kooning Academy de Rotterdam en 1999.

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REMI DAL NEGRO « Migrations »

Diplômé de l’Ecole Supérieure d’Art de l’Agglomération d’Annecy en 2009, Rémi Dal Negro vit et travaille à Marseille et à Lyon. Il navigue entre résidences, ateliers, expositions, et créations d’espaces associatifs dévoués à l’Art et à la Musique. Son travail est diffusé à travers la France et l’Europe depuis 2007.

Rémi Dal Negro est un créateur acharné de dispositifs, aussi simples dans le résultat que complexes dans la réalisation. Ses vidéos, installations, sculptures, dessins, agencements sonores, ou articulations de ces disciplines, sont les pratiques qui composent sa démarche.

Mâts et girouettes métalliques, manches à air translucides, appeaux de chasse cris d’oiseaux (pluvier doré, vanneau huppe, canard siffleur, gelinotte des bois, alouette des champs, mésange charbonnière, sarcelle d’hiver, perdrix grise, courlis).

Les planeurs utilisent les courants d’air chaud ascendants pour s’élever sans effort, puis se laissent glisser en descente jusqu’à la convection thermique suivante.

Les grands oiseaux de mer vont avancer en utilisant les vents déviés à la verticale par les crêtes des vagues pour s’élever passivement dans les airs et redescendre en glissant, sans qu’il soit nécessaire d’effectuer un battement d’aile.

Les petits oiseaux migrent avec une plus forte intensité en présence d’un vent arrière. Il est facile de comprendre qu’un passereau qui va doubler sa vitesse par vent arrière attend parfois plusieurs jours des conditions favorables pour reprendre sa route !

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ATELIER PUBLIC CODACCIONI / ST ELOI Enseignante : Christiane Parodi

« CADAVRE EXQUIS » A CIEL OUVERT

A partir d’un réseau de formes ovales en caoutchouc tendu horizontalement entre sept palmiers (à 2,50m du sol), différentes propositions plastiques en volume (20 greffons) se déploieront par greffes successives dans différents endroits de la palmeraie pour en exalter les potentialités poétiques et en modifier la perception: « un cadavre exquis à ciel ouvert ».

 

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ATELIER PUBLIC ST ELOI

Enseignant : Pierre Chanoine

« ARCHEOLOGIA »

L’installation présente une série de sculptures en céramique disposées sur, des assemblages de pierres de roche (sortes de constructions, d’éboulement archéologique). Ces oeuvres en volume représentent des corps, des visages, des parties de corps, d’architectures, des objets actuels. Les couleurs sont plutôt minérales. Comme un musée classique et contemporain rendu éphémère par le temps.

 

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-LES AUTRES ARTISTES PARTICIPANTS : Berdaguer & Pergus, Denis Falgoux, Jean-Loup Faurat, Pierre Malphettes, Marc Quer, Patrick Sirot, Thomas Teurlai, Adrien Vesconi

- LES ETUDIANTS ESADMM : OMA, Eléonore Klene

-LES PLASTICIENS PERFORMERS INVITES POUR LA SOIREE SUIVANTE du Jeudi 19 Mai 2016 : Christian Vialard, Gauthier Tassart, Arnaud Maguet de « Beau Delay Orchestra »,  Pierre Belouin (Optical Sound)

ATELIER PUBLIC CODACCIONI / SAINTE-MARGUERITE Enseignant : Jérémie Delhome

ATELIER PUBLIC ST ELOI

ATELIER PUBLIC CHATEAU-GOMBERT Enseignant : Nicolas Pilard

Enseignante : Judith Bartolani

Notre visite que nous avons illustrée au maximum pour immortaliser ce bel évènement Public gratuit, s’achève par des Ateliers Publics qui dépendent de l’Ecole Supérieure d’Art et de Design Marseille Méditerranée. Etant destinés à un public amateur, adolescents et adultes, ce sont plus de 600 élèves qui chaque semaine viennent pratiquer les Arts plastiques dans les ateliers sur 5 sites du Nord au Sud de la ville de Marseille. Conduits par des enseignants artistes de l’école d’Art, l’originalité des ateliers réside dans la double approche proposée : pratique des Arts plastiques, mais aussi sensibilisation esthétique, permettant à chacun d’inscrire sa démarche créative dans la modernité des Arts. En complément, une formation générale à l’histoire de l’Art est proposée.

Pierre ROTOLO



INFORMATIONS PRATIQUES

Dates d’exposition : du 12 au 29 mai 2016

Vernissage le jeudi 12 mai à partir de 18h30

Lieux d'expositions

Parc et salons de Maison Blanche

Mairie des 9ème et 10ème arrondissements

150 Boulevard Paul Claudel 13 009 Marseille

Horaires : Ouvert tous les jours de 9h00 à 19h45

Salons ouverts du lundi au samedi de 9h à 18h30

Renseignements 04 91 14 63 50 / www.marseille9-10.fr

Transports en commun : Métro ligne 2- terminus Saint Marguerite/Dromel

Bus 16 ou 16s ou 16 T : arrêts Vallon de Toulouse ou Claudel Mairie 9/10