Hannaka chez Depardieu

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Hannaka a fait ses études aux Beaux arts de Paris en dessin et peinture, mais c'est la photographie qui va progressivement s'imposer.

 

Si devant une photo-graphie (écriture avec la lumière), on est toujours devant une temporalité, un temps arrê, Hannaka recherche plutôt les signes du mouvement incessant du monde, de son impermanence.

Exposition

Face à cette instabilité, l'artiste veut prendre du recul, apprécier autrement les choses, les faire se mélanger, voire les faire disparaître les unes dans les autres. Ainsi sa série de personnages sur des escaliers où les silhouettes humaines se fondent dans la rigueur horizontale et rythmée des marches.

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La vitesse est aussi sensible dans ses grandes photos d'arbres presque flous, vibrants, troublés. Comme van Gogh voulant représenter le vent, l'artiste veut fixer ce qui bouge, la vitesse, le mouvement, en montrant son effet sur l'environnement par des effacements, des dilutions, des flous. Une rie de petites photos carrées semblables à des manières noires montre des paysages indistincts, suggérés, proposant ainsi à l'imagination de les compléter.

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L'exposition présente également des petits arbres renversés, tronc en haut, branches en bas, telles des terminaisons nerveuses ou sanguines, une thématique qu'on retrouve également dans une série de petits carreaux de résine.

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Dans ses œuvres très soignées, Hannaka ne veut ni de haut ni de bas, ni d'endroit ni d'envers, elle nous propose plutôt de porter un regard différent, décalé, sur le monde.

Alain Amiel