Alocco « Visites express » 1 (mars 2016)

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Une grande salle avec deux piliers. Un tour dans « archives » et vous comprenez en survolant les expositions passées qu’ici on aime les couleurs pures et les sculptures posées dans l’espace, (ou les objets, ou les installations), comme Donna Huanca (performances) ou Kasper Sonne.

 

Du 9 mars au 15 avril 2016, Disturbance ecology par Carson Fisk-Vittori. Galerie MONCHERI 67, rue de la Régence, Bruxelles 1000 Belgique

Exposition

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Alain Lestié, après installation en Côte d’Azur depuis dix ans, retourne à Bordeaux le temps de son exposition « Séjour en Aquitaine ».

Exposition

La Galerie Guyenne Art Gascogne ( 32 rue Fondaudège, Bordeaux) présente « un rappel du parcours de l’artiste qui glisse de la déstructuration de la peinture et des stéréotypes qu’elle véhicule à un retour à une image suggestive et littéraire dans la méditation qu’elle dégage » passage des couleurs aux noirs dessins.

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Exposition

La revue Alliage (culture – science – technique) sait prendre la culture par des biais inattendus et avec humour. Le numéro 76 de cet hiver ouvre sur TANTIFLA de pòcha et LUME, (Thierry Lagalla) une pomme de terre qui vous regarde avec un gros œil, en verre, déguisée qu’elle est en lampe de poche. Vers la fin, amusant et inquiétant, un Victor Hugo médite (Proses philosophiques, 1860-1865) sur les distances interstellaires et les temps de parcours, que ça le fait penser à Dieu, « le Dieu inconnaissable est le Dieu incontestable. ». Ah, oui, tu crois ? Et derniers mots (du texte) : « le formidable infini noir ». C’est plein d’idées, mais on peut suivre. Entre Lagalla et Hugo, il y a du plein, du sérieux et lourd. Je me suis heurté au « Mallarmé et Hilbert » de Philippe Séguin. Mallarmé j’ai beaucoup fréquenté, donc j’y allais en confiance. Je me suis aperçu que les théories évoquées me dépassaient à la vitesse de la lumière comme allait me l’expliquer V. Hugo. La théorie des ensembles, ça paraît confraternel… Et j’ai pourtant compris que j’y pigeais rien. Bah ! Je me suis fais quelques images, c’est toujours ça de gagné. (courriel : alliage@unice;fr)

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Exposition

La Galerie Anne-Marie et Roland Pallade, 35 rue Burdeau 69001 Lyon, présente du 17 mars au 14 mai 2006 des travaux de Eric Liot. Il est question d’ébénisterie, de menuiserie, marqueterie, de vis et de boulons. L’imagerie tendance Pop’ travaille dans l’espace avec des bois découpés, soigneusement peints façon B.D., construite en assemblages dont les clouages apparents aggravent la violence.

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« La Villa Arson mène depuis 2013 une recherche sur la bricologie, mot-valise formé de bricolage et de technologie, qui décrit les rôles multiples de la technique dans la création contemporaine. » Les bricologues nous parlent « Des rêveurs, des créateurs, des utopistes qui utilisent le marteau ou l’imprimante 3D, l’arduino ou le tournevis pour concrétiser leurs désirs et leurs espoirs. » Au fond, ce sont peut-être des traditionnalistes qui essaient de faire en compliqué ce que faisaient en plus simple leurs aînés. Arman disait que les Nouveaux-réalistes étaient des « bricoleurs de génie ». Bricoleurs, tous les plasticiens remarquables le sont plus ou moins, obligés qu’ils sont d’inventer leurs techniques comme les écrivains sont obligés à partir des mêmes mots d’inventer chacun son écriture. Cent fois sur le métier, et le métier change.

Exposition

La Villa Arson organise cette année le premier festival bricologique les 16, 17 et 18 mars 2016, débats, tables-rondes, projections et rencontres avec des chercheurs et artistes avec la participation de l’anthropologue Tim Ingold pour la conférence inaugurale. Le samedi 19 mars, « le 1er Rendez-vous des Bricologues offre une tribune à ceux qui estiment que la technique est compatible avec la capacité de fabriquer des mondes alternatifs, avec une conscience éthique, sociétale et environnementale. » Programme ambitieux. Après tout, l’important est que ça échange et que chacun en tire profit pour la consistance de son projet ou la fabrique de son rêve.

M . A.