Singin’in the rain tourne à nouveau au Châtelet

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C’est avec enthousiasme et le sourire aux lèvres que l’on ressort du Théâtre du Châtelet après presque trois heures d’un show époustouflant ayant le mérite de nous redonner du baume au cœur en cette fin d’année plutôt morose.

 

Après le succès de My Fair Lady il y a peu, le directeur du Théâtre du Châtelet, Jean-Luc Choplin, fait de nouveau appel à la brillante équipe de Rober Carsen, qui relève cette fois ci le défi de faire revivre un grand classique du cinéma Hollywoodien des années 50.

Entre le 27 novembre et le 15 Janvier 2016, ce ne sera pas moins de 50 représentations de cette fabuleuse adaptation de la comédie musicale Singin’in the rain qui seront jouées au Théâtre du Chatelet.

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L’intrique se déroule en 1927, au cœur d’une période charnière du cinéma, à la transition entre le film muet et le film parlant. Alors que le film de Stanley Donen donnait l’impression de se passer dans les années 50 à cause des couleurs saturées du technicolor, Rober Carsen choisit, pour cette adaptation scénique, de « ré-ancrer » l’intrigue dans son époque originale. Ainsi, aidé par son équipe, composée d’Anthony Powell aux costumes et Tim Hatley aux décors, il nous fait remonter le temps grâce à un subtil camaïeu s’étalant du noir au blanc. Le travail sur les costumes est remarquable, on ressent à la fois la délicatesse et le chic des années 20, mais aussi la folie et l’effervescence de cette époque.

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La mise en scène originale et dynamique faite de mise en abyme accentué par un savant jeu de lumières, transforme les spectateurs du Châtelet en spectateur de cinéma à l’intérieur même de l’histoire. A travers plusieurs effets de profondeur et de mouvements de décors, nous sommes plongés dans les coulisses d’un tournage. Tout y est, le plateau, les décors du film The dancing cavalier, les loges, le matériel et le personnel qui allient rôle de techniciens et performance scénique avec subtilité.

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Les chorégraphies dynamiques de Stephen Mear et la musique originale dirigée par Stephen Betteridge nous transportent le temps d’une soirée à Broadway. L’histoire originale, pleine de rebondissement et de comiques de situation est un vrai bonheur pouvant ravir les petits comme les grands. On saluera également les performances des comédiens/danseurs/chanteurs qui dégagent une véritable énergie. Les numéros de claquettes sont de vraies explosions de joie. Les rôles principaux sont très réalistes dans leur ressemblance aux acteurs du film original.

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Tout est fait ici pour que l’on passe un bon moment, on ne lésine pas sur les moyens pour vous impressionner et on en redemande ! Ce qui est sûre, c’est qu’avec ce spectacle, la comédie musicale Singin’ in the rain n’est pas prête de tomber dans l’oublie.


Elsa Depardieu