Manca 2015

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Dans son éditorial François Paris, directeur du CIRM, donne un mode d’approche de notre culture contemporain qu’il faut sans cesse avoir à l’esprit. et disserte ainsi la maxime d’ Edouard Herriot.

 

La culture est bien ce qui reste quand on a tout oublié :

Si nous devions tenter une définition de ce que devrait être la culture dans nos sociétés contemporaines occidentales, cela consisterait, peut-être, à poser comme postulat initial que le savoir et la connaissance ne doivent pas avoir uniquement vocation à une rentabilité immédiate, mais plutôt, et aussi, constituer un terreau dans lequel les différents composants peuvent entrer en résonance de proche en proche les uns avec les autres au bout d’un temps indéfini et produire, à l’échelle d’une vie par exemple, ce que nous pourrions appeler « Culture ».

La résonance est bien le but des MANCA qui, chaque année nous conduisent vers un univers sonore et visuel toujours plus étonnants.


Parmi ces concerts « Les Percussions de STRASBOURG » au théâtre de Nice ,ont donné un spectacle sonore d’une grande beauté poétique, nous faisant voyager dans les univers sonores du théâtre avec des effets aquatiques surprenants .

A l’opéra Claire GIBAULT avec son « Paris Mozart Orchestra » et Natalie DESSAY nous ont fait voyager dans cette Amérique profonde des peintures d’Edward HOPPER dont on se souvient de l’exposition au Grand Palais en 2013.

Natalie DESSAY récitante a donné vie aux œuvres de HOPPER sur des textes de Claude Esteban, une scénographie de Graciane FINZI et le concerto à cordes en ré majeur d’Igor STRAVISKY.

Cet univers musical et textuel ont conduit l’auditoire dans l’univers HOPPER en donnant vie à ces peintures qui peuvent présenter un aspect faussement figé.

Par ces deux concerts, spectacles de grande qualité, l’extrême orient et oserai-je dire l’extrême occident, ont fait bouger nos lignes sonores et visuelles.

Festival

J-P Giovanelli