D'un mur à l'autre - Max Charvolen

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D'un mur à l'autre
Max Charvolen
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Son œuvre se structure selon trois axes problématiques principaux : les éléments de la peinture, l'espace, la représentation.


Au travaux des années 60-70 centrés sur la toile et ses diverses modifications par découpes, pliages, couture, colorations et se servant du format du tableau comme modèle, succèdent, à partir de 1979, les œuvres modelées sur bâtis et objets. Depuis cette date il fragmente la toile par découpe avant de la recomposer sur des objets ou espaces bâtis dont il met ensuite la figure à plat. La coloration devient alors un moyen de différencier et de mettre au regard tel ou tel élément de l’œuvre : processus, volume, périmètre, limites et bords. Une partie de son travail s'intéresse aux variations des mises à plat possibles d'un même volume en recourant au calcul et au dessin numérique. Jean Petitot a pu analyser son projet comme un renversement de la perspective classique : là où la peinture cherchait à donner en deux dimensions l'illusion de la profondeur, Max Charvolen donne à voir, à l'échelle 1, dans la réalité des deux dimensions, le souvenir des trois dimensions.

Ce faisant, il "traite de la représentation sans passer par la figuration" et donne de nouveaux formats et de nouvelles raisons à nos espaces symboliques.


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Expostion

La démarche artistique de Max Charvolen s’est constituée dans le contexte particulièrement riche de la région niçoise des années 60 : participant aux expositions de l’école de Nice, il s’inscrit dans le mouvement analytique et critique développé alors par de nombreux groupes d’artistes. C’est dans ce contexte qu’il fonde avec Chacallis, Isnard, Miguel et Maccaferri le Groupe 70 et qu’il dialogue avec des artistes du groupe Support Surface comme Viallat ou Dolla.

Il n’est pas sans intérêt de rappeler sa double formation d’artiste et d’architecte (il fait son stage, en 1971, chez O. Niemeyer) : dès le début, l’œuvre sa démarche joue sur cette double préoccupation, aux frontières entre espace physique et espace symbolique.

C’est à la fin des années 70, qu’il met en place les éléments de son travail sur bâti, et développe, depuis une œuvre qui questionne à la fois les moyens dont nous disposons pour représenter le monde dans lequel nous vivons et à la façon dont nous nous y tenons.

Travail à la fois rigoureux et spectaculaire, l’œuvre de Charvolen touche à des régions inhabituelles de notre sensibilité et développe une poétique de l’espace où s’articulent dispersion et fusion, collage et arrachement, regard public et espace intime …


Raphaël Monticelli