JOBLARD, l’hygiène de la vermine

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« Joblard, t’es le meilleur » avait des ennuis. N’empêche. Il récidive. Pochtron un jour, pochtron toujours, la philosophie serait, semble-t-il, une maladie pérenne. Y-a des cafards sur la pizza, ça grouille dans le cerveau philosophique.

 

« L’hygiène de la vermine », comme « La morale » de Jean-Paul déSastre, restait à écrire. C’est fait. Certain diront, comme disait mon copain Robert Filliou que « Bien fait, mal fait, pas fait » s’égalent. C’est à considérer en prenant le temps de vider quelques semaines, mois, années, et quelques bouteilles… d’eau minérale ? Comme disait mon prof de philo, dans les années cinquante du siècle dernier : « Messieurs, je ne traiterai pas la partie Morale du programme, vous verrez ça vous même ». Joblard, il serait d’accord pour lui-même, mais pour les autres il aimerait bien qu’ils aient un peu mieux médité le sujet. C’est ce que dans certaines chapelles on désigne par dialectique. Dans San-Antonio c’est Béru qu’il préfère : C’est dire la profondeur de sa réflexion. Pour ce qui est de ce que ça raconte, dans « Joblard, t’es le meilleur » comme dans « Joblard, l’hygiène de la vermine » vous visitez le musée et vous voyez les tableaux. À vous le choix de penser que c’est du Picasso ou des cochonneries du type Bacon.

Livre

Sachez qu’on a à faire dans un milieu où, nous dit le mec qui cause : « On va tous claquer sur cette Terre, d’accord, mais nous, on a un ticket pour le wagon de tête. Et c’est tant mieux d’ailleurs. On crèvera avant la soixantaine, soulagés de notre cirrhose, de notre crabe, de notre indécrottable connerie ou des trois à la fois, à l’âge ou d’autres attaqueront un nouveau départ dans leur carrière entourés de leur femme, de leurs enfants, petits enfants, arrière-petits-enfants et de leurs amis, le cul sereinement calé sur un bon petit capital placé à tant de pourcents. » Possible, entre les deux mies du sandwich, (crève la dalle dessous et belle famille dessus), de naviguer ici et là, de lire Montaigne et Rabelais, et aussi de se marrer un peu avec des textes type Royon-Joblard et, mieux encore, dans la vie, avec des copines et des copains…


Marcel Alocco


JOBLARD, l’hygiène de la vermine

Roman de Jean-Marc ROYON

AAARG ! éditions, Marseille 2015