Georges Mathieu, Vers l’abstraction Lyrique Musée de Boulogne sur Mer, du 7 juin au 29 septembre

PDFImprimerEnvoyer

Le Musée de Boulogne présente une exposition d’œuvres de Georges Mathieu : 17 toiles de 1945 à 1958, prêtées par des Musées ou venues de collections privées.

Autour de cet ensemble, les commissaires ont réuni des œuvres abstraites, de la même période, de Jean-Michel Atlan, Camille Bryen, Olivier Debré, Jean Degottex, Jacques Germain, Simon Hantaï, Jean-Paul Riopelle, Gérard Schneider, Pierre Soulage, Nicolas de Staël, Raoul Ubac, Wols, et ZaoWou-Ki, qui donnent une certaine image de l’abstraction Lyrique. Du donner à voir qui, bien que fragmentaire, ne manque certainement pas d’intérêt. Rassembler une tendance dans une période donnée peut en ouvrir une nouvelle lecture. Mais la réduction à la scène française est déjà une importante restriction de la perspective. Et faudrait-il aussi que la réflexion qui structure le donner à voir ne pâtisse pas d’un projet autre, qui serait ici de faire l’éloge de Georges Mathieu, avec une vision réductrice aux dépens de ses contemporains présents, ou oubliés. Les artistes représentés ont presque tous des parcours personnels originaux dont l’importance ne doit pas grand-chose à cette tendance. Ainsi, Wols la précède et des peintres comme Hantaï ou Soulage, pour exemples, situent le meilleur de leur production dans une tout autre esthétique. Il reste sans doute à faire, en expositions, une vaste revisite des diverses abstractions produites ou montrées en France dans les années 1945 à 1970… La fortune des œuvres revues avec le recul historique ne correspond pas toujours avec leur succès, même pour celles qui furent coulées dans le bronze : alors qu’en est-il de celles qui ne sont que fragiles peintures sur des supports parfois périssables davantage dans les esprits que dans les matières ?

 


Marcel Alocco