TROIS GÉANTS Á MENTON

PDFImprimerEnvoyer

Quand est mort le poète, le 11 octobre 1963, tout sembla s’arrêter. Mais le spectacle continue et cinquante ans après, le 11 octobre 2013, on a célébré la disparition de cet homme inclassable : écrivain, poète, cinéaste, plasticien, peintre, aquarelliste... Faut-il continuer la liste ?

Il serait plus aisé de dire ce qu’il ne fut pas. Cocteau n’a pas disparu, il est toujours là. Le musée qui lui est consacré à Menton a réalisé en ce cinquantième anniversaire un nouvel accrochage et deux autres artistes y sont associés. La Méditerranée est leur trait d’union, avec la Côte d’Azur pour toile de fond. Matisse et Picasso sont contemporains de Cocteau, l’un et l’autre furent ses amis et influèrent, chacun à leur façon sur son œuvre. La visite peut se faire au gré de sa fantaisie. Pour notre part, nous feuilletterons le livre d’image en commençant par la première page.

 

affiche

Picasso, au début des années ‘20’, travaille sur les thèmes mythologiques. Ses Bacchus sont suivis par les Innamorati de Cocteau célébrant le culte du Soleil. Les Faunes y font suite.

Les Toros : Picasso, amateur de tauromachie entraîne son ami Cocteau à Arles et à Nîmes. Le poète décompose le geste du torero qu'il mêle à la mythologie. Thésée affronte le minotaure. Le fameux labyrinthe est très présent dans cette exposition, lieu où on voudrait se perdre.

Au fil des années ‘20’, le rythme s’impose en musique avec le jazz et le flamenco fait de la danse un combat dans une arène où, de l’homme et de la femme, on ne sait plus qui est le taureau !

L’amitié chez Cocteau rime avec Santo Sospir. L’artiste nous dévoile son univers intime.

Cocteau et ses nombreux ateliers : chapelle de Villefranche, Salle des mariages de l’hôtel de ville de Menton et bien d’autres endroits où l’artiste a laissé des traces de son crayon ! Cocteau introduit la couleur. Il y a une influence spirituelle : les tentations du Christ et d’Ulysse, résister ou céder, Cocteau pose simplement la question.

Où peut-on dessiner quand on n’a plus de papier ? Sur les murs et il va s’en donner à cœur joie. Il est peut-être le premier tagger. Santo Sospir sera sa toile et son atelier. La chapelle des pêcheurs et la salle des mariages en bénéficieront.

C’est à Villefranche que Cocteau s’essaye à la poterie. Tout ce qu’il touche se transforme en or et on est toujours dans la mythologie.

La visite se poursuit au bastion où sont exposées les études préparatoires à la salle des mariages, ainsi que des poteries.

Ce sont huit étapes qui nous font découvrir Cocteau dans son musée, dans sa maison, là où la collection Séverin Wunderman est dans son écrin.

Quand vous aurez quitté le musée, ne vous étonnez pas, si même en plein jour, là-bas vers le levant, le couchant, le septentrion où le midi, une étoile vous sourit, c’est Cocteau vous saluant du haut des espaces cérulés.


T Jan.


Renseignements :

Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Musée ouvert tous les jours sauf le mardi de 10 heures à 18 heures.

Exposition visible jusqu’au 3 novembre 2014.