HANNAKA CHEZ MAÎTRE JEAN FRANÇOIS BONNET

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Une artiste chez un avocat, exposant à l’occasion de l’inauguration de son cabinet. L’évènement est assez rare pour être souligné. Hannaka connue des amateurs d’art de la côte d’azur, ayant déjà exposé à la Galerie Depardieu, récidive cette fois dans la nouvelle étude d’un avocat au barreau de Nice.

 

Exposition

Un bureau d’un nouveau genre, d’un concept inédit. Maître Bonnet a une devise qui résume son métier, du moins, comme il le ressent : « Le droit de connaître vos droits ! » Les tribunaux sont encombrés d’affaires dont une médiation pourrait éviter d’en arriver au juge. L’idée est donc de fluidifier l’accès au droit. Une simple question peut avoir une réponse simple. Hannaka est peintre à l’origine. Il ne faut pas oublier ce détail pour comprendre ses photos. L’exposition tourne autour de trois lieux principaux. Il y a New York et Manhattan. La photographe saisi le mouvement, l’interrompt, joue sur la lumière. C’est flou, éthéré, les sujets semblent s’évaporer pour devenir spectraux. On ne les distingue plus et est-ce un enfant ou une ballerine qui évolue : « Je ne distingue que des ombres disait l’aveugle à Jésus. » New York sous la pluie c’est magique. Puis au jardin des Tuileries, Paris sous la pluie et la neige quand il est malheureux. Les arbres sont des squelettes aux membres déformés, le roi des aulnes, mais où est l’enfant ? Hannaka pose la question et y répond et ce n’est plus une photo, mais un tableau, malgré le noir et blanc des clichés, on en devine les couleurs, celle d’un paysage figé par l’hiver et ses froidures. Noir comme les silhouettes et blanc comme le manteau neigeux. Ensuite, on se retrouve sur une route, elle aussi prisonnière des congères, un long ruban d’asphalte embrumé.

 

Exposition

Les photos de cette artiste sont autant de poèmes écris sur la pellicule de son appareil photo. Hannaka est peintre et photographe ou inversement, car elle démontre qu’une photo peut très bien être un tableau et cette vue du jardin des Tuileries, image impressionniste, en est un bel exemple. Tout est nouveau, du sang neuf, une nouvelle vision de la profession d’avocat, un vernissage inédit et l’inauguration originale d’un cabinet juridique. Maître Bonnet parle du monde et des changements de ce dernier, Hannaka nous fait découvrir la photo comme étant une mouvance et non une vue figée d’une banale réalité. Elle nous invite au rêve, à oser. Nous laisserons le mot de la fin à l’hôte de cette exposition, à cet avocat d’un nouveau genre : « Le monde change, changeons ensemble ! »

 


T Jan