She got love ANA MENDIETA au Castello di Rivoli de Turin

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Silhouettes féminine insérées dans la nature ; autoportraits pétris dans la terre et dans la boue ; corps recouverts de plumes, mais aussi dessins et illustrations géométriques qui rappellent les symboles des cultures indigènes des Amériques et d’Afrique.

 

Dans les travaux d’Ana Mendieta, artiste cubaine disparu prématurément en 1985, de nombreuses thématiques se sont affrontées telles que l’existence individuelle, la vie et la mort, la violence, le sexe, le problème de l’identité... Des sujets qui impliquent l’homme en tant qu'être vivant, matériellement et spirituellement. L’exposition, cosignée par la directrice du musée Beatrice Merz et par la critique Olga Gambari, présente une centaine d'œuvres : sculptures, dessins, photographies, vidéos. Un ensemble qu’Ana Mendieta a réuni entre 1972 et 1985. L’ intérêt profond pour cette artiste vient de son interprétation personnelle de la thématique de l’identité féminine mise en étroite corrélation avec les débuts du Body Art. Par exemple, dans la vidéo de la performance Untitled (Chicken Piece) connexe a un travail suivant, di Mendieta, dans lequel elle recouvre une femme -elle-même- de plumes de poules. Ou encore un autre point focalisant l'attention est son intervention dans la nature qui trouble le caractère monumental du Land Art. Il s'agit d'une recherche des origines personnelles et collectives, avec une volonté de réunion a une énergie cosmique éternelle et universelle, ou élément humain, naturel et divin cohabitent. Le titre de l'exposition She got love renvoie à l'une des œuvres exposées : une vidéo dans laquelle l'artiste a griffonné les mots rouge sang à sur une porte blanche. Les conservateurs voulaient présenter chaque performance de l’artiste comme une étape, un environnement profond et enveloppant, raconté avec vidéo, dessins, photographies et documents. Tout cela crée un moment de partage émotionnel avec le public, qui transforme son entrée mentale (et physique) en une ambiance, une atmosphère.

Saluons cette première rétrospective en Europe d'une artiste extraordinaire.


Valentina Sciarra