L’HOTEL WINDSOR, HOTEL DES ARTISTES

PDFImprimerEnvoyer

L’hôtel Windsor de la rue Dalpozzo à Nice a pour particularité que chaque chambre est décorée par un artiste. La dernière en date à été décorée par Jeong Hwa Choi, un plasticien Coréen. Entre des murs blancs, purs, immaculés, l’artiste a imaginé une pluie de pétales rouges.

 

Ou s'agit-il de perles de rubis ? Ou, comme le suggère un visiteur, des gouttes de sang ? L’artiste nous donne une clé pour déchiffrer ce mobile dansant au-dessus du lit. Un texte, un poème, un questionnement philosophique, une page de sagesse... et la réponse devient alors subjective et personnelle :

 

« Dirais-je...Tout l’univers est art. Je retrouve l’univers dans des choses frivoles, sans utilité aucune. Ne serait-ce pas cela, l’art ? Vanité des vanités... L’art est vanité. L’art et toutes ces frivolités : c’est du vent, c’est vanité. L’art est illumination illusoire, dirais-je. L’inanité aussi en est une. Penser que l’art est insignifiant et futile en est une autre. L’art est le poil d’une tortue et la corne d’un lapin, dirais-je. »

Perpétuel débat sur l’utilité de l’art ! Si Jeong Hwa Choi semble y voir une certaine futilité, il nous invite à découvrir la vraie utilité des choses. La vanité devenant alors synonyme de beauté. Il y a de l'optimisme dans son propos et la couleur rouge est plutôt positive. Le plasticien n’a donc pas cherché à accentuer le caractère dramatique. Pour lui, la bouteille est toujours à moitié pleine et entre le rubis et le pétale, nous pencherons pour ce dernier, plus poétique. Jeong Hwa Choi a effeuillé les pétales, tombant toujours sur : « je t’aime ».


Une déclaration d’amour ! Ce serait alors la chambre nuptiale pour nuit de noce de nouveaux mariés ! C’est donc la pluie de pétales qui est suspendue dans cette chambre, éclatant comme le bouquet final d’un feu d’artifice figé pour le plaisir des visiteurs et des clients de l’hôtel Windsor chambre numéro 32.

T Jan.