« Pour la dignité des peuples dans la détresse »

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Le magazine performArts apporte son soutien à l'association CARE, hors de sa ligne éditoriale.

Silvia Valensi :Comment a débuté votre engagement dans CARE ?

Cyrielle Clair : Il y a 17 ans, l’ancienne présidente de CARE France Marina de Brantes m’avait demandée de rejoindre l’association en tant que marraine de cœur, j’étais alors déjà impliquée dans plusieurs associations. Je me suis très vite consacrée exclusivement à CARE, dont les enjeux étaient très importants.

Depuis 12 ans, je suis également administrateur auprès de notre Présidente Arielle de Rothschild et membre du Conseil d’Administration de CARE International, très engagée dans cette cause avec notre formidable coordinateur Philippe Levêque.

 

Ce qui a déterminé mon engagement pour CARE est la notion de dignité qui accompagne dans toutes ses actions et qui est l’état d’esprit de CARE. Il faut nourrir les corps et les soigner mais il faut aussi nourrir les cœurs et les esprits. Nous devons penser aussi préserver la dignité des populations dans la détresse parce que chaque vie compte, chaque vie est précieuse. C’est pour cela que j’ai rejoint CARE, c’est pour cela que je veux encourager chacun à faire ce qu’il peut. Il est important d’avoir la conscience de savoir ce qui se passe ailleurs dans le monde et ne pas oublier les autres. Nous vivons tous ensemble et nos vivons mieux à côté de ceux à qui on a tendu la main, à qui nous avons été utile.

Tout est là, c’est cela que je veux faire passer, ces valeurs de liberté ,de dignité et de solidarité que je partage de toute mon âme avec CARE.

Pouvez –vous nous présenter CARE ?

Care est l’un des plus grands réseaux humanitaires mondiaux qui lutte contre la très grande pauvreté dans le monde.

Elle a été crée après la guerre, à l’initiative des américains et des canadiens pour soutenir les populations au quotidien qui manquaient de tout. Très vite, CARE est devenu un symbole d’entraide et solidarité et s’est développé pour agir auprès des plus vulnérables mais aussi pour intervenir dans des situations plus amples. Il y eu d’abord CARE USA et CARE international intervenant dans plus de 70 pays dans le monde :CARE France, CARE Norvège, CARE Suisse ,CARE Grande Bretagne…

CARE France intervient par exemple dans plus de 50 pays, en Afrique, au Bengladesh, en Ethiopie, au Tchad, au Niger, au Cameroun, au Mali... Crée en1983, CARE France qui fait partie des 14 membres du réseau CARE, est une association de la loi 1901, reconnue d’utilité publique et agrée par le Comité de la Chartre. Aujourd’hui, CARE figure parmi les 5 plus grandes ONG non confessionnelles et apolitiques au niveau mondial qui s’est adressée jusqu’à aujourd’hui à plus de 122 millions de personnes dans 80 pays.

Quelles sont les priorités de CARE ?

Nous sommes dans un enjeu de secours. CARE vient en aide aux plus démunis, qui sont les premières victimes des conflits (réfugiés dans les camps, etc.), elle intervient en lançant des interventions d’urgence et à long terme avec le développement durable auprès d’eux par nos programmes d’actions.

CARE agit de deux manières à la fois : la première dans des situations d’urgence par exemple : à la suite de catastrophes naturelles, de tremblements de terre, de cyclones et d’inondations récurrentes en Asie ou d’épidémies. Deuxièmement, sur le développement durable pour aider les personnes à devenir autonomes, libres et à se sortir durablement de situations de très grande pauvreté, qui se creuse de plus en plus dans le monde.

Dans quelle situation d’urgence CARE intervient et où?

Nous agissons par ordre d’importance, en Afrique, en Amérique Latine et Caraïbes, en Europe et en Asie. On peut définir les modes d’actions de CARE par une approche globale : il y a plusieurs degrés de situations d’urgence dans lesquelles nous intervenons. Nous somme présents sur les lieux de grandes catastrophes, où nous apportons de l’eau, de la nourriture, des vêtements, des abris, des kits d’hygiène (pas de médicaments).Care est ainsi intervenue auprès de plus de 700000 personnes pour du secours alimentaire, dans le cadre de nos programmes de nutrition. De même, grâce à nos actions dédiées à l’eau et assainissement, plus de 500000 personnes réfugiées ou nomades ont pu avoir accès à l’eau potable. Après les avoir secourus dans l’urgence, nous les aidons ensuite, à combattre les causes de la pauvreté par le développement durable.


Quels sont les autres programmes que vous mettez en œuvre dans le cadre du développement durable ?

Nous agissons donc, dans plusieurs situations et à plusieurs niveaux que ce soit dans l’urgence ou le développement durable. Pour cela, nous mettons en place plusieurs programmes.

S’agissant du Programme Éducation, celui-ci peut débuter par l’enseignement de l’hygiène élémentaire : creuser des trous, protéger les sacs de nourriture, à nettoyer, faire manger et soigner les enfants. Ensuite, pour la sécurité alimentaire sur du long terme, nous leur apprenons à cultiver la terre de façon à ne pas appauvrir le sol, pour une agriculture durable. Au Bengladesh, beaucoup d’entre eux ont seulement un mètre carré pour cultiver le riz. Ces populations n’ont vraiment rien et c’est donc essentiel pour eux, s’ils peuvent faire pousser quelque chose. Le Programme Enfance et Éducation, est ainsi, destiné à la santé et au droit de l’éducation des enfants : nous leur enseignons à lire et à compter pour leur permettre d’accéder au commerce artisanale .Le droit à l’éducation des enfants est primordial et nous luttons activement contre le travail des enfants, toujours présent en Amérique Centrale et en Afrique. Les familles très pauvres n’ont pas accès à l’éducation, surtout s’il y a plusieurs enfants au sein d’une même famille. .

Par exemple, nous accordons un microcrédit variable à des familles n’ayant pas accès aux banques, mais en échange de ce prêt (toujours remboursé à 90%) nous exigeons que les enfants aillent trois jours à l’école. Par conséquent, nous concentrons beaucoup nos actions autours des femmes qui sont les premières victimes dans tous les conflits, mais qui ont un rôle essentiel au sein des familles. Ce sont elles qui gèrent le budget de la famille, achètent la farine, etc.. Nous travaillons donc beaucoup en collaboration avec elles en renforçant leur autonomisation. CARE est également actif, concernant les enfants abandonnés en Roumanie.


Comment est ce que le principe de solidarité fonctionne sur place ?

L’action en commun s’exprime très vite dès notre arrivée, le contact avec les populations est formidable, la participation communautaire veut dire déjà, que les plus valides vont aider les plus faibles. J’ai constaté sur place, que moins les gens possèdent quelque chose, plus ils sont près à le partager. Ensuite, nous travaillons main dans la main avec les institutions locales que nous formons de manière à ce qu’après notre départ, tout ce que nous avons mis en place, continue.

Dans les différents centres CARE, nous faisons appel, à des bénévoles et à des salariés qui sont donc, toujours des locaux. Leur participation est capitale car ils constituent le relais entre nous et la population.

Par exemple, en Éthiopie, où la malnutrition sévissait, les bénévoles étaient chargés d’aller dans les villages, pour amener les mamans enceintes ou allaitantes, sans moyen de locomotion, dans nos centres. Nous travaillons aussi avec des Health Workers qui sont formées par le gouvernement, qui font office d’infirmière sans diplômes. Celles-ci nous aident à repérer et à diagnostiquer les enfants qui ont besoin d’un programme de nutrition, d’aide de retour à la santé etc..

Quels sont les soutiens dont vous bénéficiez ?

Plus de 80000 donateurs privés tous les ans, nous ont permis d’agir. Les donateurs privés, le mécénat d’entreprise et les aides institutionnelles soutiennent notre association dont je rappelle l’adresse :

CARE France

71 ,rue Archereau 75019 Paris tel 0153198989

www.carefrance.org

Il y a le soutien entre autres, de Fondations privées comme celles de la Fondation Annenberg, la Fondation de Lille, la Fondation d’Entreprise Société Générale pour la Solidarité, la Fondation Sanofi Espoir,.Les Groupes Barrière, AXA, Bic, BEL, Concorde Hôtels and resorts,.Dior, Daw Caparol, Edenred,Mediatransports, Saint-Clair le Traiteur,Starbucks Coffee France,Systar, La Monnaie de Paris, ECHO (UE)ainsi que le Ministère des Affaires Etrangères.

Nous organisons également un bal à Deauville, des soirées caritatives où une pièce est dédiée pour récolter des fonds, des Face to Face pour parler dans la rue de l’association et des mailings.

Aidez nous à multiplier ces programmes, luttons ensemble.

D’avance, et de tout cœur, je vous remercie.

21 septembre 2012

Sylvia Valensi


 

Cyrielle Clair Cyrielle Clair débute au théâtre, aux côtés de Jean Le Poulain, dans une comédie noire « Le dîner d’affaires ».

Elle est choisie par Jean Louis Barrault qui lui offre le premier rôle de « L’amour de l’Amour », où elle a pour partenaire Lambert Wilson. Barrault la met en scène une seconde fois dans la tragédie romantique de Victor Hugo « Angelo, tyran de Padoue ».

Puis après un premier grand rôle au cinéma dans « Tusk » d’Alajandro Jodorowsky, Cyrielle incarne l’amoureuse de Jean Paul Belmondo dans « Le Professionnel » de Georges Lautner.

Elle est ensuite dirigée par Alain Robbe-Grillet dans un film à l’atmosphère surréaliste « La Belle Captive ».

Dans le film « Le Joli Cœur », elle est la partenaire de Francis Perrin, qu’elle retrouvera au théâtre dans la comédie de Woody Allen « Une aspirine pour deux ».

Poursuivant au cinéma une carrière internationale, elle joue aux côtés de Ed Harris dans « Code name Emerald », et de Sean Connery dans « Sword of the Valiant », entre autres.

De retour sur les planches, à la Comédie Française elle incarne Hélène dans la pièce de Jean Giraudoux « La guerre de Troie n’aura pas lieu », avant de devenir l’héroïne de Luigi Pirandello dans « Se Trouver ».

Alternant les rôles sur grand et petit écran, elle est, aux côtés de Christopher Plummer l’héroïne de la série « Counterstrike », et de la mini-série « l’ombre d’un crime » de Jean Sagols.

Cyrielle participe à plusieurs films de Claude Lelouch, ainsi qu’à la comédie déjantée de Michaël Youn « Incontrôlable » et aussi « San Antonio » de Frédéric Auburtin, « les Randonneurs à St Tropez » de Philippe Harel, et « Sans état d’âme » de Vicenzo Marano.

Eric Rohmer la dirige dans « Triple Agent », et Lina Wertmüller dans « Shampoo, Shampoo ».

Sur scène encore, elle est « Une femme parfaite » aux côtés de Roger Hanin, et la femme d’ « Un mari idéal » d’Oscar Wilde.

Dernièrement, elle a joué « Grasse Matinée » de René de Obaldia, et « le Kid » d’Hippolyte Wouters.

Le 14 décembre prochain, elle jouera "NINON, Lenclos ou la LIberté", au Centre Culturel d'Uccle (Bruxelles)

 

Cyrielle Clair


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