Cinéma Rialto

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affiche

 

David contre Goliath, (surtout la semaine du festival de Cannes) voila un cinéma de quartier ni trop grand, ni trop petit, offrant des salles à la juste mesure, des fauteuils qui ne vous obligent pas à aller consulter un orthopédiste, propre, avec billets en réduction, enfin le plus que parfait.

Au menu : le merveilleux « Still walking » du Japonais Kore-Eda Hirokazu, Faro la reine des eaux, bien sur Johnny Halliday sans quoi on perd sa licence ; « La villa Amalia » avec Isabelle Huppert, ennuyeux comme la pluie anglaise n'en déplaise à Mme la Présidente du jury de Cannes et, finalement, « Les histoires de mes échecs sexuels » de Chris Wait, producteur, régisseur, acteur:

Un jeune Anglais taille extra large blond, mal rasé flegmatique à faire calmer des tempêtes gale, voix nasillarde traîne son micro wwII et ses histoires sexuelles non aboutis.

 

C'est de l'humour Anglais personne dans la salle ne rit sauf moi et encore rarement. Un film sur des histoires sexuelles sans sexe, sans amour, sans baisers, sans émotions, tout se passe au niveau congelé façon Picard... Il essaye de se reconnecter avec ses amours. la plupart lui raccrochent au nez ou referment la porte. Il y en a bien une qui veut bien le rencontrer et lui fournir des tuyaux psychanalytiques, au final on comprend pourquoi il échoue dans toutes ses aventures. Sous le tee shirt détraqué et le blue jeans troués, il n'y a personne, juste une caméra.

Pourtant ça aurait pu être drôle, très drôle même, mais ça passe à coté, comme dit Le Canard : un film qu'on peut voir à la rigueur.

Mais il faut aller voir les autres films. Allez donc encourager ce foyer de culture tout à coté de l'hôtel Negresco. Soutenons même le Negresco !!

par Peter Hermes