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Evénements

La Compétition du Festival de Cannes 2023 : un savant dosage

Au centre du foisonnement des projections du Festival de Cannes, la section Compétition attire tous les regards. Pour beaucoup, elle est un Graal. Comme chacun sait, de nombreux films sont visionnés et un nombre infime arrive au terme du processus de sélection.
Cette année les sélectionneurs ont misé davantage sur les valeurs établies que sur le renouvellement. Font partie de cette petite liste principalement des cinéastes ayant été sélectionnés au cours des éditions précédentes dans des sections in ou off.
Sur 21 films en compétition, seuls 2 ont été réalisés par des cinéastes nouveaux venus à Cannes. Pour le bon fonctionnement du système, le rôle de défricheur des autres sélections programmant des premiers films est donc essentiel.

Pour présenter les candidats et candidates à la Palme d’or 2023 du Festival de Cannes, nous avons choisi de les ventiler en trois familles :
La première est celle des réalisateurs illustres primés et même multi-primés à Cannes, Venise ou Berlin. Nous les avons baptisés « Les Sénateurs ».
La deuxième est la plus vaste. Elle comprend les cinéastes ayant, à la manière des artisans-compagnons, à leur actif un parcours dans le Festival. Ce sont « Les Initiés ».
La troisième, assez réduite, est celle des auteurs venus de nulle part et qui ont été extraits de l’anonymat par la chance ou grâce au rayonnement de leur talent. Ce sont « Les Élus »

« The Old Oak » de Ken Loach

Les Sénateurs.
Cette année, ils sont au nombre de cinq : Ken Loach (Palme d’or 2006 et 2016), Hirokazu Kore-Eda (Palme d’or 2018), Nanni Moretti (Palme d’or 2001), Nuri Bilge Ceylan (Palme d’or 2014) et Wim Wenders (Palme d’or 1984).
« The Old Oak » de Ken Loach est l’enseigne du dernier pub menacé de disparition d’un bourg minier du Nord de l’Angleterre. Dans ce village déserté par la jeunesse, les traditions sont fortement ancrées. Pour peupler les logements vacants, des immigrés syriens viennent s’installer dans le village.
Dans « Monster », dernier film de Hirokazu Kore-Eda, la famille est à nouveau au centre du récit d’un drame survenu en milieu scolaire. Le réalisateur y confronte le point de vue du professeur et celui de l’élève.


« Vers un avenir radieux » de Nani Moretti marque le retour du cinéaste à ses fondamentaux, l’auto-fiction. Il s’agit du tournage d’une fresque politique par un réalisateur confronté à une série de problèmes domestiques, économiques et existentiels.
Nuri Bilge Ceylan clôt sa trilogie de l’exil dans « Les Herbes sèches ». Un jeune professeur d’un village isolé d’Anatolie espère poursuivre sa carrière à Istanbul mais des éventements viennent contrarier ses projets. Sa rencontre avec une jeune professeure le guérira-t-elle de sa déprime ?

« Les Herbes sèches » de Nuri Bilge Ceylan


« Don’t Come Knocking » est la dernière fiction présentée à Cannes par Wim Wenders. C’était en 2005. Cette année, il revient en compétition avec « Perfect Days », récit dont le héros est un homme travaillant dans des toilettes publiques de Tokyo.

Les Initiés
En tête de liste, saluons la présence de Marco Bellocchio qui aurait pu faire partie des Sénateurs. Il a été très souvent présent à Cannes. En 2022, c’était pour une série télévisée, « Extérieur nuit », récemment diffusée par ARTE.

« Les Feuilles mortes » de Aki Kaurismäki

« L’Enlèvement », est sa dernière œuvre. Elle raconte un fait divers au retentissement mondial qui s’est produit à Bologne en 1858.
Aki Kaurismäki est venu pour la dernière fois sur la Croisette en 2011 avec « Le Havre ». Il revient avec « Les Feuilles mortes ». Le film décrit la rencontre et les amours entre une trieuse de déchets en plastique et un ouvrier alcoolique.
Le documentariste Wang Bing s’est fixé comme but de filmer la mutation de la Chine de la révolution culturelle jusqu’à nos jours en s’intéressant aux délaissés. Son récent film présent en compétition, « Jeunesse », décrit la vie de jeunes issus de la province rurale du Yunnan. Ils sont venus travailler dans des usines du district de Liming à proximité de Shanghai.
Deux Américains, fidèles de Cannes, seront au rendez-vous.


Wes Anderson, accompagnera son « Asteroid City » dont l’argument est proche de « Moonrise Kingdom » (2012). Il s’agit d’une convention rassemblant en 1955 des élèves et parents de tout le pays pour une compétition érudite. Quant au casting, il est aussi impressionnant que celui de « The French Dispatch » (2021). On y verra ou devinera la présence de Tilda Swinton, Bill Murray, Scarlett Johansson, Tom Hanks, Jason Schwartzman, Willem Dafoe, Margot Robbie et Matt Dillon. S’ils sont tous présents à Cannes, ce sera certainement la plus belle montée de marches de ce festival !
« May September », de Todd Haynes doit pouvoir aiguiser la curiosité des admirateurs du cinéaste. Il s’agit de la rencontre entre une actrice (Julianne Moore) et la personne ayant vécu ce que la première doit jouer dans un film (Natalie Portman).


Les deux premiers longs métrages de Alice Rohrwacher ont été présents en compétition : « Les Merveilles » (2014) et « Heureux comme Lazzaro » (2018). Elle revient avec « La Chimère » où il est question de trafic d’antiquités étrusques dans la campagne toscane pendant les années quatre-vingt.
Après deux films en compétition, « Polisse » en 2011 et « Mon Roi » en 2015, Maïween fera l’ouverture hors compétition avec « Jeanne du Barry » dont elle est à la fois réalisatrice, coscénariste et interprète du rôle principal. C’est Johnny Depp en Louis XV qui lui donnera la réplique.
Jessica Hausner s’était faite connaître en 2019 grâce à « Little Joe ». Son dernier opus, « Club Zero », traite du pouvoir qu’une enseignante trop charismatique exerce sur des élèves d’une école privée.

« Club Zero » de Jessica Hausner


En dix ans, Justine Triet a gravi toutes les marches cannoise d’ACID à la Compétition. Elle présente cette année, « Anatomie d’une chute ». Il y est question d’un procès fait à une femme accusée d’avoir tué son mari.
« Une vieille maîtresse » de Catherine Breillat faisait partie de la Sélection officielle 2007. En 2023, nous verrons « L’Été dernier » dans lequel elle décrit une passion amoureuse destructrice liant un adolescent et une femme établie, ayant un métier et une famille.
En 2021 Catherine Corsini accédait à la compétition avec « La Fracture ». Elle est à nouveau présente avec « Le Retour », chronique d’un été en Corse d’une femme de quarante ans accompagnés de ses deux filles adolescentes. Celles-ci vont y vivre leurs premières expériences amoureuses.
En 2017, le public de la Semaine de la critique avait découvert dans « La Belle et la Meute » le travail de la Tunisienne Kaouther Ben Hania dont le fruit est une fiction le plus proche possible de la réalité.
Dans « Les filles d’Olfa » elle emploie la même méthode. Olfa est une femme de ménage qui n’a pu empêcher ses deux filles adolescentes de rejoindre Daesh en Libye où elles ont été arrêtées et emprisonnées. Le combat d’Olfa est d’obtenir l’extradition de ses filles vers la Tunisie.
Karim Aïnouz, cinéaste brésilien d’origine algérienne, a été sélectionné quatre fois à un Certain regard depuis 2001. Son dernier long métrage, « Firebrand », et en compétition. Le sujet du film est la vie de Catherine Parr, dernière épouse de l’ogre Henry VIII et l’une des seules à lui avoir survécu.

« La Passion de Dodin Bouffant » de Tran Anh Hun


Il y a longtemps que Cannes n’avait plus de nouvelles de Tran Anh Hun qui avait enchanté la Croisette avec « L’Odeur de la papaye verte » ( Caméra d’or en 1993) puis avec « À la verticale de l’été » en 2000. Il réapparaît cette année avec « La Passion de Dodin Bouffant » qui parle de cuisine et d’amour puisqu’il s’agit des tendres relations entre un célèbre critique gastronomique et sa cuisinière. L’histoire se déroule au XIXeme siècle.
On ne s’attendait pas à voir un film de Jean-Stéphane Sauvaire en compétition car ses œuvres relèvent généralement de la rubrique film de genre, polar ou action. D’ailleurs, une de ses œuvres avait été projetée à Cannes en Séance de minuit de 2017.
Le film retenu est « Black Flies » qui décrit le quotidien d’un jeune ambulancier et d’un médecin expérimenté arpentant les rues du centre-ville de New York et confrontés à des criminels, des sans-abris et des drogués. Les acteurs principaux sont Sean Penn, Tye Sheridan et Katherine Waterston

Les Élus
Le Festival de Cannes a eu la bonne idée de sélectionner pour la première fois le cinéaste britannique Jonathan Glazer dont la carrière se réduit à 4 longs métrages en 20 ans dont « Under the Skin » (2013), récit de science-fiction n’ayant laissé indifférent aucun des spectateurs.

« The Zone of Interest » de Jonathan Glazer


Le résumé de son dernier film, « The Zone of Interest » aurait de quoi rendre perplexe s’il ne s’agissait pas d’un film de Jonathan Glazer. L’action se déroule pendant la guerre. Un officier nazi est amoureux de la femme d’un kapo. Ce dernier commence à avoir des soupçons envers son épouse…
La jeune réalisatrice française d’origine sénégalaise, Ramata-Toulaye Sy, est une ancienne élève de la FEMIS. Son film, « Banel et Adama » est un premier long métrage. Il décrit la relation amoureuse entre un garçon et une fille dans un village du Nord du Sénégal. Leur liaison et leur liberté ne sont pas du goût des villageois ne connaissant que la tradition.

« Banel et Adama » de Ramata-Toulaye Sy

Que l’on soit sénateur, initié ou élus, les chances de rafler la Palme ne sont pas meilleure ici ou là. Cette année la compétition est assez ouverte. Personne ne peut faire de pronostic à propos de films que l’on n’a pas vu. Comme l’enseigne l’expérience, à Cannes le concept de favori n’a plus cours depuis longtemps.

Bernard Boyer