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GOTTLIEB au Mamac, Nice
D’abord influencé par les surréalistes européens en exil, puis inspiré par l’art des amérindiens d’Arizona, la personnalité de Gottlieb est fortement marquée par les signes, sorte d’écriture symbolique élémentaire qui tendra par effacement progressif à un travail de champs colorés simples, en faisant l’un des plus marquants créateurs, avec J. Pollock, du Color Field. Première exposition monographique consacrée à A. Gottlieb dans un musée français, nous dit-on, cette présentation ne concerne qu’une petite partie de l’œuvre de l’artiste. Il s’agit d’un moment particulier durant lequel l’artiste peintre s’essaie à transcrire, par des sculptures réalisées presque toutes en 1968, l’aboutissement d’une vie d’élaboration picturale. On assiste à une intéressante démarche de mise en espace d’un travail très épuré qui en est réduit à des structures fondamentales. Onze éléments de métal peint ou non, quatorze maquettes en carton peint ou en bois accompagnent six toiles. On ne peut s’empêcher de mettre en parallèle ces mises en œuvres efficaces avec les temps émouvants où Picasso construisait guitares ou bouteilles en bois, en carton ondulé ou boîte de conserve, analysant et modélisant dans l’espace les objets de ses natures mortes cubistes.
M.A.
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