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Festival de Cannes 2008 - Liverpool
"Liverpool" Film de lisandro Alonso, avec Juan Fernandez, giselle Irrazabal et Nieves Cabrera, ( durée 1h24 mn). Année de production : 2007. Liverpool, de l'argentin Lisandro Alonzo est la quête d'un solitaire à la recherche de ses proches. Ce cinéaste avait été remarqué à Cannes, en 2004, pour Los Muertos, qui décrivait le cheminement, à travers un paysage de rivières et de jungle, d'un homme sorti de prison à la recherche de la maison de sa fille. On ne saura jamais si c'est pour retrouver les siens ou pour régler des comptes. Par contre, on sent l'odeur de la forêt, on entend ses bruits, et l'on vit de manière sensorielle la réappropriation de l'espace par l'ex-prisonnier. Dans Liverpool, Farell, marin à bord d'un cargo qui fait escale à Ushuaïa, quitte le navire pour se rendre dans un hameau attenant à une scierie où il compte voir sa mère, si toutefois elle est encore en vie. Cet homme ne l'a pas revue depuis 20 ans. Il chemine à travers un paysage enneigé sous un ciel toujours gris, dans la lumière blafarde de l'hiver austral. Sur l'homme, sur les raisons de son départ, sur les motifs de sa visite, on ne saura rien. On constate par contre que sa mère est bien en vie et que Farell résiste bien aux litres de vodka qu'il avale tout au long du récit. Pourtant, malgré ce vide de sens apparent, le film dégage une puissante mélancolie. Il y plane également une sourde menace. Allonzo a un ton et une thématique qui lui sont propres. Il rejoint une école de la peinture de l'indicible, représentée notamment par le Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul.
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